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Poésie Jacques Herman
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Près de porte d'entrée La porte de sortie Près du départ de la vie Commenter |
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Venez donc plus près Du bord de la jetée Tenez-vous accroupi Sur l'un des rochers Puis les bras en avant Plongez dans la mer L'eau n'est pas froide Commenter |
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Le petit étang s'est évanoui Dans les bras de l'été La terre l'a bu Commenter |
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Tu m'as appris la langue des oiseaux Le langage des arbres et des fleurs Tu m'as montré comment lire l'heure Commenter |
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Des fleurs dont jusqu'ici J'ignorais l'existence Bleues comme le ciel Veloutées D'une forte fragrance Se sont ouvertes à mes côtés Commenter |
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Poésie Jacques Herman
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Il décline son identité Dresse la liste de Ses fleurs préférées Renifle l'air ambiant Y décèle une odeur âcre Commenter |
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J'ignore le fond de ta pensée Le fond de la mer Le fond du gouffre amer Où chaque jour Sans le vouloir Nous descendons un peu Quand tombe le soir Commenter |
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Le plus petit pétale Me parle de la fleur L'herbe dans le creux De ma main me raconte La vie du pré Commenter |
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Quand l'eau de la rivière S'entortille dans les pierres Et glisse silencieuse A travers bois Commenter |
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Ton regard n'est plus qu'une eau boueuse Les algues même n'y croissent plus Et le monde autour de toi N'est que l'ombre fallacieuse De ce qu'il fut autrefois Commenter |
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Poésie Jacques Herman
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Dans les ridules que le vent Imprime à la surface De l'étang Je lis la la tendresse de l'eau Son espérance folle De me toucher au coeur Son désir inassouvi Commenter |
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Parfois le parfum D'une fleur t'enivre Au point d'oublier Les tracas du jour Et l'envol nocturne Des corbeaux dans tes rêves Le monde sur l'heure Commenter |
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Rien qu'un sifflement léger Par la porte entrouverte Un bruissement qui m'intrigue Comme le passage inopiné D'un vent mauvais Ou le glissement sombre Du velouté d'une ombre Entrée par infiltration Commenter |
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Des plumes légères S'envolent au vent Traversent les terres Et les océans Retombent sur un autre versant Du monde qu'elles tapissent De leurs tendres couleurs Commenter |
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Nous marchions en silence dans les vagues premières Et nous écoutions les propos de la mer Si troublants que parfois Nous en fûmes touchés Commenter |
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Au port le bateau se repose Dans les eaux glauques Aux reflets huileux Il n'attend de ceux Qui longent le quai Ni le regard brumeux Commenter |
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Dans le silence feutré du bois Elle chemine en moi Comme un délicieux vertige Et le son de sa voix Vibre en me suppliant De ne jamais mourir Commenter |
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C'est un fleuve goudronneux Corrosif Qui ressemble à tes yeux Quand tu verses une larme Un fleuve qui désarme Les plus valeureux Commenter |
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Ah le bonheur Enfin retrouvé La joie débordante La paix rétablie La haine abolie Les harmonies vibrantes Des cordes retrouvées Commenter |
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Voici ma Bible dit-il En la montrant du doigt Et voici le signet bleu Qui trouvera sa place Où Dieu seul le voudra Il attend Confiant Commenter |
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Le jour s’est ouvert Comme un rideau de scène Sur le champ de bataille Tandis que renaissait Au sortir de la nuit Le bruit de la mitraille Quelqu’un m’a glissé Commenter |
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C’est un pays où les chats Ne portent pas de moustaches Où les poissons font éclater De rire leur bocal Un pays où l’on perd Commenter |
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Poésie Jacques Herman
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Me voici enrichi Des parfums du doute Paradoxes vivants Toujours prompts à mêler Inextricablement Les herbes folles et les fleurs Les jours et les heures Commenter |
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