Louis Hyacinthe Bouilhet - Poèmes de Louis Bouilhet - poésies et Poèmes de Louis Bouilhet
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Louis Hyacinthe Bouilhet
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Louis Bouilhet,
Louis Hyacinthe Bouilhet est un auteur, poète et dramaturge français du 19 ème siècle né à Candy le 27 mai 1822, il décede à rouen le 18 Juillet 1868.
Il est l'ami de flaubert, Louis Bouilhet est un excellent élève et
rentre à l'école de médecine de Rouen, puis devient interne à
l'Hôtel-Dieu sous la direction du docteur Flaubert, le père de Gustave
Flaubert. Mais assez rapidement Bouilhet abandonne la médecine pour une carrière dans les lettres et la poésie et gagne sa vie comme professeur de lettres.
Louis Bouilhet connut un fort succès comme dramaturge et plusieurs de ses pièces de théatre connurent une grande popularité.
Mais c'est comme premier lecteur de Flaubert qu'il passe à la postérité.
Louis Boulhet jouissait d'un sens de la critique remarquable, il savait
trouver les mots justes et un ton impartial qualifiait ses critique. Il
travaille notamment sur Mme Bovary de Flaubert.
Flaubert,
à sa mort déclara
'En perdant mon pauvre Bouilhet,j'ai perdu mon accoucheur, celui qui voyait plus clairement que moi-même.'
Les recueils de poésie et poèmes de Louis Hyacinthe Bouilhet
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Dernières chansons
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Oh ! qu’il était triste, au coin de la salle !
Comme il grelottait, l’Homme au violon !
La baraque en planche était peu d’aplomb,
Et le vent soufflait dans la toile sale.
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Une baraque de la foire
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Dernières chansons
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Les plaines, au loin, de Fleurs sont brodées.
Parmi les oiseaux et les papillons,
J’entends bourdonner l’essaim des idées
Qui flotte au soleil en blancs tourbillons !
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L’Oiseleur
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Dernières chansons
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I
Le soleil va chasser la nuit ;
Pâle Phoebé, reine aux longs voiles,
Il est temps de rentrer, sans bruit,
Ton troupeau de blanches étoiles !
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Air de chasse
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Dernières chansons
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L’Aube aux pieds d’argent descend des montagnes ;
La Nuit s’est cachée au fond des grands bois ;
Tous les nids d’oiseaux chantent à la fois.
Hardis chevriers, quittons nos compagnes !
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Les Chevriers
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Dernières chansons
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Elle a, pour toute science,
La gaîté de ses vingt ans ;
C’est la blonde insouciance,
Aux yeux bleus, couleur du temps.
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Gelida
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Dernières chansons
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Aglaé n’est pas heureuse :
Elle a trouvé, ce matin,
Une ride qui se creuse
Dans les neiges de son teint.
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Première ride
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Dernières chansons
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Filles de Jupiter, vierges aux longues tresses,
Je dirai de Vulcain les antiques détresses,
Et quel bâtard céleste arriva le premier
Avant l’enfant Amour et le filet d’acier !
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L’Amour noir
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Dernières chansons
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Quoi ! Vous voulez que, le premier,
Au seuil blanc de ce beau cahier,
Je me pavane et me prélasse
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Sur la première page d’un album
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Dernières chansons
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Oh ! Votre voix sonnait brève, lente ou pressée,
Suivant les passions et les rhythmes divers,
Puis, s'échappant soudain légère et cadencée,
Sautait, comme un oiseau, sur les branches du vers !
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À ma belle lectrice
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Dernières chansons
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Je l’ai gardé ce bon baiser de muse !
Comme une perle, il rayonne à mon front ;
Et désormais, qu’on me flatte ou m’accuse,
Sans l’effacer les soucis passeront.
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Baiser de Muse
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Dernières chansons
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Ils diront, mesurant la profondeur de l’onde
Et l’horizon bleuâtre où la vague se perd :
« Quel est ce fleuve étrange, épandu sur le monde,
Pur comme le cristal et grand comme la mer ?
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La Source
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Dernières chansons
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Quand, sur le grand taureau, tu fendais les flots bleus,
Vierge phénicienne, Europe toujours belle,
La mer, soumise au Dieu, baisait ton pied rebelle,
Le vent n'osait qu'à peine effleurer tes cheveux !
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Europe
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Dernières chansons
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Quand le vieil Amphion, la cithare à la main,
Bâtissait les remparts de la ville thébaine ;
Quand le bon Josué, soufflant à perdre haleine,
Ébranlait Jéricho de sa trompe d’airain ;
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Musique
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Dernières chansons
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Le Voyageur.
L’ombre sans lune a couvert la campagne ;
Où t’en vas-tu, pâtre silencieux ?
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Sombre églogue
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Dernières chansons
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Dix-huit ans ! ― Vous croyez ?… c’est le plus !… Blanche et rose,
Comme un pêcher fleuri que l’eau du ciel arrose,
Sous ses cheveux bouclés, elle allongeait son cou
Et ses grands regards bleus allaient on ne sait où.
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Une soirée
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Dernières chansons
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Il poussait, à l’écart, plein d’un immense ennui,
Sinistre, hérissé, comme pour les querelles.
L’abeille, en frissonnant, se détournait de lui ;
Les Fleurs le regardaient et chuchotaient entre elles.
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L’Aloès
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Dernières chansons
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Quand les Géants tordus sous la foudre qui gronde
Eurent enfin payé leurs complots hasardeux,
La terre but le sang qui stagnait autour d'eux
Comme un linceul de pourpre étalé sur le monde.
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Le Sang des Géants
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Dernières chansons
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Tout est mort ! ― vers d’autres climats
Les oiseaux vont chercher fortune,
Et la terre, sous les frimas,
Est blanche, au loin, comme la lune.
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Le Bois qui pleure
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Dernières chansons
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I
Ce siècle froid et sérieux
Ne croit plus aux folles chimères ;
Ils sont passés les temps joyeux
Dont nous ont parlé nos grand’mères !
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Les Neiges d’antan
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Dernières chansons
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À moi seul !... pour moi seul !... Oh ! toute ma pensée
Fixe, ardente et jalouse, allait, en frémissant,
Vers cette Fleur de pourpre, à ta gorge placée
Comme une goutte de ton sang ;
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La Fleur rouge
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Dernières chansons
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amis, je veux me perdre au fond du bois sonore.
La lune des sentiers argente le gazon ;
Et, comme dans la coupe un vin qui s’évapore,
Déjà monte la brume aux bords de l’horizon.
La bruyante cité, près du fleuve étendue,
Allonge ses grands ponts comme des bras sur l’eau.
Tout soupire et s’endort ; et, là-bas sous la nue,
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Soir d’été
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Dernières chansons
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Les musiciens.
Le soir a tendu ses voiles.
Éveillons, à petit bruit,
La plus blanche des étoiles
Qui manque au front de la nuit.
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Sérénade
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Dernières chansons
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Oh ! serait-ce vrai, ma belle,
Ce qu’un prêtre m’a conté,
Qu’une torture éternelle
Suit la douce volupté,
Que la blanche main des Femmes
Sans cesse attire nos âmes
Au fond des gouffres ardents,
Et qu’au ténébreux empire
On doit payer un sourire
Par des grincements de dents ?
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Oh ! serait-ce vrai, ma belle ?
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Dernières chansons
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Mai sourit au firmament,
Mai, le mois des douces choses ;
Ton aveu le plus charmant
Est venu le jour des roses.
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À Rosette
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Dernières chansons
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Soldat libre, au léger bagage,
J’ai mis ma pipe à mon chapeau,
Car la milice où je m’engage
N’a ni cocarde ni drapeau.
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Soldat libre
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Dernières chansons
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Sonnet
Quoi ! Sans te soucier de l'océan qui gronde,
Tu veux ta place à bord, sur mon vaisseau perdu ;
Et pour dire à Colomb qu'il a trouvé son monde,
Tu n'attends pas, enfant, qu'il en soit revenu !
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Confiance
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Dernières chansons
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Quand chassés, sans retour, des temples vénérables,
Tordus au vent de feu qui soufflait du Thabor,
Les grands olympiens étaient si misérables
Que les petits enfants tiraient leur barbe d'or ;
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La Colombe
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Dernières chansons
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Sous des déguisements divers,
Plâtre ou fard, selon ton envie,
Masque tes mœurs, cache ta vie,
Sois honnête Homme, en fait de vers !
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Imité du chinois
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textes
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Quoi ! tu raillais vraiment quand tu disais : Je t’Aime.
Quoi ! tu mentais aussi ? Pauvre fille, à quoi bon ?
Tu ne me trompais pas, tu te trompais toi-même.
Pouvant avoir l’Amour, tu n’as que le pardon.
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À une femme
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textes
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À Gustave Flaubert
Le Nil est large et plat comme un miroir d'acier
Les crocodiles gris plongent au bord des îles,
Et, dans le bleu du ciel, parfois un grand palmier,
Etale en parasol ses feuilles immobiles.
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Kuchiuk-Hanem
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textes
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Lève-toi ! lève-toi ! le printemps vient de naître !
Là-bas, sur les vallons, flotte un réseau vermeil !
Tout frissonne au jardin, tout chante et ta fenêtre,
Comme un regard joyeux, est pleine de soleil !
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Printemps
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Melaenis
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O frère de l'Amour, hyménée ! Hyménée !
Dieu couronné de Fleurs, jeune Homme aux blonds cheveux,
Toi dont la main secoue un flambeau résineux !
Toi qui conduis l'amant à la vierge étonnée,
Quand aux sons du crotale et de la flûte aimée,
L'étoile de Vénus palpite dans les cieux !
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Chant cinquième
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Melaenis
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Commodus, à tout prendre, était, sur ma parole,
Un charmant empereur, n'en déplaise à Dion.
Moi, je l'aurais aimé jusqu'à la passion.
Jamais, comme Tibère, il ne joua son rôle ;
Il était franc d'allure, et portait à l'épaule,
Non la peau d'un renard, mais celle d'un lion !
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Chant quatriième
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Melaenis
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J'ai bâti quelquefois ce projet fantastique
De sortir un matin, dès le soleil levant,
Afin de voir du jour le réveil magnifique,
Les pieds dans la rosée et les cheveux au vent,
Debout sur le sommet du Janicule antique,
La campagne derrière, et le Tibre devant.
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Chant troisième
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Melaenis
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Aux jardins de César, non loin du Tibre jaune,
Parfois un chêne antique aux beaux feuillages verts
Se dresse ; chaque branche, escaladant les airs,
De degrés en degrés autour de lui frissonne,
Et sur son front superbe, ainsi qu'une couronne,
Tremblent les astres d'or et glissent les éclairs.
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Chant deuxième
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Melaenis
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De tous ceux qui jamais ont promené dans Rome,
Du quartier de Suburre au mont Capitolin,
Le cothurne à la grecque et la toge de lin,
Le plus beau fut Paulus ; c'est ainsi que se nomme
Le héros de ces vers, et je vous dirai comme
Il fut d'un sénateur le produit clandestin.
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Chant premier
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Les Fossiles
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Tout ce qui fut la terre a disparu dans l'onde ;
Les grands flots ont roulé sur le sommet des monts,
Et le vieux lit des mers, où germe un autre monde,
Sous le soleil nouveau sèche ses noirs limons.
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Tout ce qui fut la terre a disparu dans l'onde ;
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Les Fossiles
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O mondes disparus ! ô siècles ! ô ruines !...
Comme le voyageur au versant des collines
S'arrête, et voit sous lui s'allonger à la fois
Les vallons frémissants, les fleuves et les bois...
Science universelle ! immuable pensée,
A vos plus fiers sommets mon âme s'est bercée !
Et, cherchant du passé les chemins inconnus,
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O mondes disparus ! ô siècles ! ô ruines !...
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Les Fossiles
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La nuit, comme une mer, s'étale dans les cieux,
Seul, le faîte indécis des bois silencieux
Se découpe, plus noir, sur l'immensité sombre,
Et la forme et le bruit vont s'effaçant dans l'ombre...
Parfois, épanouie à l'horizon lointain,
Une étoile s'entr'ouvre et se ferme soudain,
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La nuit, comme une mer, s'étale dans les cieux,
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Les Fossiles
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Comme les airs sont doux ! comme le ciel rayonne !
Tout tressaille à la fois ! tout fleurit ! tout bourgeonne !
Et des halliers épais s'échappe, par moments,
Un long flot de parfums et de bourdonnements !
Dans les rameaux touffus sonnent des voix nouvelles ;
Sur les immenses nids battent les grandes ailes ;
Le monde, enveloppé d'un sourire joyeux,
Reluit au soleil clair, et la vie en tous lieux
Etale, adoucissant la rudesse des formes,
Sa pompe gigantesque et ses grâces énormes.
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Comme les airs sont doux ! comme le ciel rayonne !
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Les Fossiles
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Entre deux rangs penchés de collines désertes,
Un golfe poissonneux ride ses ondes vertes ;
C'est un large marais, qui dort, sous le ciel clair,
Reste des grandes eaux, oublié par la mer.
Des madrépores blancs, garnis de coquillages,
D'une frange nacrée entourent les rivages,
Et l'éponge poreuse, attachée aux îlots,
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Entre deux rangs penchés de collines désertes
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Les Fossiles
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Un air humide et lourd enveloppe le monde ;
Aux bords de l'horizon, comme des caps dans l'onde,
Les nuages rayés s'allongent lentement,
Et le soleil, immense au fond du firmament,
Heurtant au brouillard gris sa lueur inégale,
Sur le globe muet penche son disque pâle.
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Un air humide et lourd enveloppe le monde
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Dernières chansons
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Song-Tchi-Ouen
Le vent avait chassé la pluie aux larges gouttes,
Le soleil s'étalait, radieux, dans les airs,
Et les bois, secouant la fraîcheur de leurs voûtes,
Semblaient, par les vallons, plus touffus et plus verts !
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La Pluie venue du mont Ki-Chan
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Dernières chansons
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La Fleur Ing-wha, petite et pourtant des plus belles,
N'ouvre qu'à Ching-tu-fu son calice odorant ;
Et l'oiseau Tung-whang-fung est tout juste assez grand
Pour couvrir cette fleur en tendant ses deux ailes.
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Le Tung-whang-fung
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