Maurice Rollinat - Poésies et poèmes de Maurice Rollinat
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Je suis plein de respect pour la bête de somme,
Et, pour moi, l’âne maigre et les chevaux poussifs
Marchant devant le maître affreux qui les assomme,
Sont de grands parias, résignés et pensifs.
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Les vieux chevaux
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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O fatale rencontre ! au fond d’un chemin creux
Se chauffait au soleil, sur le talus ocreux,
Un reptile aussi long qu’un manche de quenouille.
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La gueule
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Tandis que dans l’air lourd les follets obliques
Vaguent perfidement au-dessus des trous,
Les grands oiseaux de nuit au plumage roux
Poussent lugubrement des cris faméliques,
Diaboliques
Sur les houx.
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Nuit fantastique
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Une vache gisait, sombre, la bave au mufle,
Et les yeux imprégnés d’une immense terreur,
Tandis qu’un taureau noir, farouche comme un buffle,
Semblait lui regarder le ventre avec horreur.
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La vache
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Avec ma brune, dont l’amour
N’eut jamais d’odieux manège,
Par la vitre glacée, un jour,
Je regardais tomber la neige.
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La neige
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Une nuit, — vous allez bien sûr être incrédule, —
J’étais au coin du feu, lorsqu’en me retournant,
Je vis debout dans l’ombre un hideux revenant
Minuit sonnait alors à ma vieille pendule.
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Le Fantôme D’ursule
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Dans un bourg de province appelé Saint-Christophe,
Un jour que je rôdais près des chevaux de bois,
Au son désespéré d’un grand orgue aux abois,
J’entrevis tout à coup deux bottines d’étoffe.
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Les Bottines D’étoffe
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Couleuvre gigantesque il s’allonge et se tord,
Tatoué de marais, hérissé de viornes,
Entre deux grands taillis mystérieux et mornes
Qui semblent revêtus d’un feuillage de mort.
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Le pacage
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Plus de brise folle
Sur les talus :
La frivole
Ne vole
Plus !
L’âpre soleil rissole
Les grands fumiers mamelus.
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Le remords
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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J’aimais ses cheveux noirs comme des fils de jais
Et toujours parfumés d’une exquise pommade,
Et dans ces lacs d’ébène où parfois je plongeais
S’assoupissait toujours ma luxure nomade.
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Les Cheveux
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Mai, le plus amoureux des mois,
Fleurit et parfume les haies.
Allons-nous-en dans les chênaies,
Égarons-nous au fond des bois !
Cherchons la source et les clairières,
Dormons à l’ombre du bouleau ;
Un bon soleil ami de l’eau
Sourit aux flaques des carrières.
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La Promenade Champêtre
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Dans les brandes, poèmes et rondels
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Tu me disais hier avec un doux sourire : « Oh ! oui ! puisqu’il est vrai que mon amour t’inspire, « Je m’en vais t’aimer plus encor ! « Que pour toujours alors, poète qui m’embrases, « La fleur de l’idéal embaume tes extases « Dans un brouillard de nacre et d’or ! » Commenter |
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La Confidence
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