|
Le Miroir Des Jours
|
|
Le crépuscule gris par ma vitre regarde ;
Et, comme s’il avait le regret de finir
Submergé par la nuit noire qui va venir,
Le crépuscule gris à ma vitre s’attarde.
Commenter |
|
Lire la suite:
Le Crépuscule
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
La poussière de l’heure et la cendre du jour
En un brouillard léger flottent au crépuscule.
Un lambeau de soleil au lointain du ciel brûle,
Et l’on voit s’effacer les clochers d’alentour.
Commenter |
|
Lire la suite:
La Poussière du jour
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
Les tics-tacs hâtifs des pendules
Se répondent dans la maison
Tranquille, où par la vitre entre le crépuscule,
Naissant, là-bas, à l’horizon.
Commenter |
|
Lire la suite:
L’Heure calme
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
IL a plu. Les feuilles s’égouttent.
Le ciel est bleu. Le soleil luit.
Le vent passe à tout petit bruit.
Les Fleurs des prés embaument toutes.
Commenter |
|
Lire la suite:
Après la pluie
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
LA brise est chaude comme une haleine de flamme.
Le vent passionné palpite et porte une âme
De soleil violent et d’aromes légers
Qu’il prit dans les jardins, les champs et les vergers.
Juin, qui sommeille encore aux cœurs fermés des roses,
Se parfume aux derniers rameaux des lilas roses.
Commenter |
|
Lire la suite:
Le Sang des roses
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
COMME si vous aviez pris racine en mon cœur,
Je vous dirai toujours : Beaux arbres , je vous Aime !
Erables, vous surtout, dont la feuille est l’emblème
Du pays où je vis ma joie et ma douleur.
Commenter |
|
Lire la suite:
Amour sylvestre
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
C’EST dimanche, et voyez !
Dans la prairie en Fleurs
Butine activement l’abeille diligente !
L’incrédule ruisseau dont le flot bleu s’argente
Abreuve encore l’herbe et les merles siffleurs!
Commenter |
|
Lire la suite:
Le Dimanche
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
Fleurs des bois, fleurs des prés, fleurs aux formes parfaites,
Quelle peine sincère, en ce mois, vous nous faites !
Vos coupes de parfums, vos vases de couleurs,
Vos calices de miel, vos corolles de pleurs,
Vos feuillages luisants, vos tiges élancées
Harmonieusement par la brise bercées,
Rien de votre beauté frêle n’a parfumé
Commenter |
|
Lire la suite:
Aux fleurs
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
LES nuances du vert aux branches balancées
Sont comme une fraîcheur exquise pour les yeux.
On voit les arbres fuir jusqu’au lointain des cieux,
Ayant chacun sa teinte aux feuilles déplissées.
Commenter |
|
Lire la suite:
Nuances
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
ARBRES qui verdoyez au soleil triomphant,
O fils harmonieux de la bonne nature,
Toujours debout, dressant votre fière stature,
Comment grandirez-vous si rien ne vous défend ?
Commenter |
|
Lire la suite:
Aux arbres morts
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
TOUT est vert sous nos pas, sur nos fronts tout est vert !
Aux jours du renouveau mon âme se recueille,
Et je chante, inspiré par la douceur de l’air,
La gloire des premières feuilles.
Commenter |
|
Lire la suite:
Les Feuilles
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
NOUS irons au soleil respirer le printemps
Qui descend du ciel pur en rayons éclatants.
L’air est déjà chargé de tiédeur vaporeuse,
Flottante et douce comme une fumée heureuse.
Tout le long des sentiers où la neige a fondu
Et par petits ruisseaux d’argent clair descendu,
Commenter |
|
Lire la suite:
Première brise
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
Le ciel est d’un azur si pur qu’il en est blanc.
C’est Avril qui revient, Avril doux et trop lent
Et qui, pour émouvoir la torpeur de la terre,
Lui tire, du soleil, des flèches de lumière.
C’est le dimanche où les mains portent des rameaux
Que le prêtre bénit avec de divins mots.
Commenter |
|
Lire la suite:
Avril
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
|
DANS l’océan du ciel d’avril, gonflant leurs voiles,
Les nuages, pareils à de légers bateaux,
Naviguent, éclatants, vers des îles d’étoiles,
Avec la majesté des cygnes sur les eaux.
Commenter |
|
Lire la suite:
Le Voyage
|
|
|
Les Images du Pays
|
Au beau ciel d'été le jour vient de naître ;
Les petits oiseaux confondent leurs chants ;
La clarté nouvelle emplit la fenêtre
Et l'on sent l'odeur de l'herbe des champs.
Commentaires (2) |
|
Lire la suite:
Sous le ciel
|
|
|
Les Images du Pays
|
Quand il neige sur mon pays
De gros flocons couvrent les branches,
Et les regards sont éblouis
Par la clarté des routes blanches.
Et dans les champs ensevelis,
La terre reprend le grand somme
Commentaires (1) |
|
Lire la suite:
Quand il neige
|
|
|
Billets du soir
|
Août donne le désir et l'espérance de septembre. Sa chaleur raisonnable, sa profonde lumière, ses soirs moins longs, ses fraîches nuits, tout indique que les jours s'acheminent lentement vers l'automne, et marcheront bientôt sur les feuilles mortes.
Commenter |
|
Lire la suite:
Fin d'été
|
|
|
Billets du soir
|
Dieu merci, nous ne déménageons pas ! Déménager, c'est mourir beaucoup, c'est briser autant de liens avec le passé que de meubles le long du chemin douloureux. Déménager, c'est troubler la paix des souvenirs dormant au fond des tiroirs secrets, c'est bousculer l'intimité des chambres douces et brutaliser la rêverie des choses...
Commenter |
|
Lire la suite:
Déménagements
|
|
|
Billets du soir
|
Les oiseaux ont-ils une âme? J'aimerais qu'ils eussent une âme, je m'expliquerais mieux alors leur obscure destinée, - leurs souffrances récompensées ailleurs, dans quelque paradis particulier où pullulent les insectes rares et beaux, et que les élus aux ailes agiles rempliraient de chants à la gloire de Dieu.
Les oiseaux ressemblent tellement aux Hommes qu'ils doivent avoir une âme ...
Commenter |
|
Lire la suite:
Les hirondelles
|
|
|
Billets du soir
|
J'entends le vent, le vent glacé d'automne, gémir dans les branches, - ou-ou-ou-ou ... Et je songe aux ballades de la vieille Allemagne qui parlent de châteaux croulant sur de hautes montagnes.
Le vent secoue les persiennes, comme s'il voulait entrer se réchauffer près du poêle de la cuisine, sur lequel de l'eau bouillonne.
Commenter |
|
Lire la suite:
Le vent d'automne
|
|
|
Billets du soir
|
La musique, ce soir, berce comme une vague mourante. Elle est si douce qu’elle se fond dans l’air et se dilue dans le silence. Note à note s’égrène la mélodie, comme la Fleur s’effeuille pétale à pétale, sans bruit. Et l’harmonie flotte, poussière de sons, dans l’atmosphère paisible...
Commenter |
|
Lire la suite:
L'heure harmonieuse
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
Comme il fait bon d'être plusieurs quand il fait noir,
Et que nous subissions l'influence du soir,
Rêveur, chacun de nous écoutait sa pensée
Par le même silence intimement bercée.
La nuit mélancolique épanchait sa douceur
Avec un caressant geste de grande soeur,
Et nous voyions passer dans l'ombre transparente,
Commenter |
|
Lire la suite:
Nocturne
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
Le clair de lune sur la ville est endormi.
Dans le ciel ont coulé tant d'opales fondues
Qu'au loin, dans la lumière et l'ombre confondues,
Les astres éclipsés ne luisent qu'à demi.
Commenter |
|
Lire la suite:
Clair de lune
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
Je regarde, et j'emplis mes yeux de ta lumière,
Beau ciel où pas un seul nuage n'apparaît,
Et j'éprouve un plaisir indicible et secret
À sentir converger l'azur sous ma paupière !
Commenter |
|
Lire la suite:
Lumière
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
Dans le vent qui les tord les érables se plaignent,
Et j'en sais un, là-bas, dont tous les rameaux saignent !
Il est dans la montagne, auprès d'un chêne vieux,
Sur le bord d'un chemin sombre et silencieux.
Commenter |
|
Lire la suite:
l’érable rouge
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
La poussière de l'heure et la cendre du jour
En un brouillard léger flottant au crépuscule.
Un lambeau de soleil au lointain du ciel brûlé,
Et l'on voit s'effacer les clochers d'alentour.
Commenter |
|
Lire la suite:
la poussière du jour
|
|
|
Le Miroir Des Jours
|
Ô poète songeur, si triste de toi-même,
Qui pourrait te guérir et qui pourrait t'Aimer ?
Tu portes à ton front l'ombre amère et suprême
D'une âme que l'ennui va bientôt consumer.
Commenter |
|
Lire la suite:
Mauvaise Solitude
|
|
|
L âme solitaire
|
Quand la lune au ciel noir resplendit claire et ronde,
Le vers en mon cerveau comme une eau vive abonde.
Il coule naturel comme une source au bois,
Avec des sons fluets de flûte et de hautbois
Et, souvent, des accords doux et mélancoliques
D'harmonium plaintif et de vieilles musiques.
Commenter |
|
Lire la suite:
À la lune
|
|
|
L âme solitaire
|
Avril à l'air léger, sonore et lumineux,
Fait passer sur la rue où fume un peu de glace
En vibrante fumée incolore et fugace,
Le vent qui penchera les rosiers épineux.
Commenter |
|
Lire la suite:
Au soleil
|
|
|
L âme solitaire
|
Nocturnes
I
Le vent mélodieux chante dans les pins sombres
Dont les larges bras noirs bougent parmi les ombres
Le ciel s'est étoilé lentement. La forêt
Voit mille yeux bleus s'ouvrir sur son dôme discret,
Et, sur le sol moelleux que vêt la feuille brune,
Luire de fins rayons et des flaques de lune.
Parfois vibre un bruit d'aile, et furtif, égaré,
Commenter |
|
Lire la suite:
nocturnes
|
|
|
L âme solitaire
|
Vespérales
I
Comme sont morts les preux, dans la gloire et le sang,
Au soir du jour frappés au coeur d'un fer puissant,
Le soleil, chevalier bardé d'or qui s'irise,
Dans le champ de l'azur, tout sanglant, agonise.
De son sein, à longs flots jaillit la pourpre en feu,
Commenter |
|
Lire la suite:
Vespérales
|
|
|
L âme solitaire
|
Soirs qui viennent plus tôt du ciel plus bas : septembre ;
Première effeuillaison des choses vers le sol.
Premier exode ailé dans l'innombrable vol
Parti des arbres, en essaims de pourpre et d'ambre;
Commenter |
|
Lire la suite:
septembre
|
|
|
L âme solitaire
|
Ce soir je me sens malheureux
C'est qu'il a menti le beau songe
Je m'exaltais en plein mensonge
Ah! comme j'en sors douloureux
Commenter |
|
Lire la suite:
douleur
|
|
|
L âme solitaire
|
Vaguement, en mon coeur je sens que se rallume
Mon Amour, comme un feu de lampe dans la brume.
C'est un charme qu'on prend pour quelque souvenir
Qui dans l'âme, d'abord, peut tout entier tenir.
Et la lampe bientôt en étoile se change,
Commentaires (1) |
|
Lire la suite:
dernière flamme
|
|
|
L âme solitaire
|
|
EFFETS DE NEIGE ET DE GIVRE
Ma vitre, ce matin, est tout en feuilles blanches,
En Fleurs de givre, en fruits de frimas fins, en branches
D'argent, sur qui des frissons blancs se sont glacés.
Des arbres de vermeil l'un à l'autre enlacés,
Commenter |
|
Lire la suite:
effets de neige et de givre
|
|
|
L âme solitaire
|
La nuit mystérieuse éveille en nous des rêves,
De beaux rêves rêvés le long des jaunes grèves,
Qui s'élèvent aux clairs de lune familiers
Comme les papillons nocturnes par milliers.
Lourds encor du sommeil dont leurs ailes sont pleines,
Commenter |
|
Lire la suite:
intimité
|
|
|
L âme solitaire
|
|
J'attends. Le vent gémit. Le soir vient. L'heure sonne.
Mon cœur impatient s'émeut. Rien ni personne.
J'attends, les yeux fermés pour ne pas voir le temps
Passer en déployant les ténèbres. J'attends.
Commenter |
|
Lire la suite:
J 'attends. Le vent gémit
|
|