Albert Samain
Albert Samain est né à Lille le 3 avril 1858 et mort à Magny-les-Hameaux le 18 août 1900.
Albert Samain est un poète symboliste français du 19ème siècle.
Albert Samain est fortement influencé par Baudelaire. En 1883 il publie un recueil de poèmes "Au jardin de l'infante" qui connait un franc succés.
Poésies et poèmes d'Albert Samain
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Au jardin de l'infante
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Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les îlots,
Une harpe d'amour soupirait, infinie ;
Les flots voluptueux ruisselaient d'harmonie
Et des larmes montaient aux yeux des matelots.
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Les sirènes
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Au jardin de l'infante
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Mon Ame est une infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade.
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Mon âme est une infante
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Au jardin de l'infante
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Oh ! Écoute la symphonie ;
Rien n'est doux comme une agonie
Dans la musique indéfinie
Qu'exhale un lointain vaporeux ;
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Musique sur l'eau
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Au jardin de l'infante
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Puisqu'il n'est point de mots qui puissent contenir,
Ce soir, mon âme triste en vouloir de se taire,
Qu'un archet pur s'élève et chante, solitaire,
Pour mon rêve jaloux de ne se définir.
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Musique
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Au jardin de l'infante
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Cette nuit, tu prendras soin que dans chaque vase
Frissonne, humide encore, une gerbe de fleurs.
Nul flambeau dans la chambre - où tes chères pâleurs
Se noieront comme un rêve en des vapeurs de gaze.
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Nuit blanche
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Au jardin de l'infante
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Octobre est doux. - L'hiver pèlerin s'achemine
Au ciel où la dernière hirondelle s'étonne.
Rêvons... le feu s'allume et la bise chantonne.
Rêvons... le feu s'endort sous sa cendre d'hermine.
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Octobre est doux...
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Au jardin de l'infante
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J'ai secoué du rêve avec ma chevelure.
Aux foules où j'allais, un long frisson vivant
Me suivait, comme un bruit de feuilles dans le vent ;
Et ma beauté jetait des feux comme une armure.
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Orgueil
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Au jardin de l'infante
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Le calme des jardins profonds s'idéalise.
L'âme du soir s'annonce à la tour de l'église ;
Ecoute, l'heure est bleue et le ciel s'angélise.
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Promenade à l'étang
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Au jardin de l'infante
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Le silence descend en nous,
Tes yeux mi-voilés sont plus doux ;
Laisse mon coeur sur tes genoux.
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Silence !...
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Au jardin de l'infante
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Le ciel comme un lac d'or pâle s'évanouit,
On dirait que la plaine, au loin déserte, pense ;
Et dans l'air élargi de vide et de silence
S'épanche la grande âme triste de la nuit.
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Soirs (III)
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Au jardin de l'infante
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Le Séraphin des soirs passe le long des fleurs...
La Dame-aux-Songes chante à l'orgue de l'église ;
Et le ciel, où la fin du jour se subtilise,
Prolonge une agonie exquise de couleurs.
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Soirs (II)
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Au jardin de l'infante
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Calmes aux quais déserts s'endorment les bateaux.
Les besognes du jour rude sont terminées,
Et le bleu Crépuscule aux mains efféminées
Éteint le fleuve ardent qui roulait des métaux.
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Soirs (I)
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