Clément Marot - Poésie et poèmes de Clement Marot Clément Marot
Clément Marot est un poète français du 16ème siècle. Clément Marot est né en 1496-1497 et est mort en Italie à Turin en 1544.
portrait de Clement Marot
Clément Marot sous la protection de Marguerite de Navarre "soeur de François Ier" fut un grand poète classique français, Clément Marot a beaucoup oeuvré pour l'essor de la poésie sous le royaume de france. De nombreux grands auteurs et poètes citent Clément Marot, comme un maitre en poésie, citons Nicolas Boileau, Jean Baptiste Rousseau.
Retouvez la poésie de poésie et les poèmes de Clément Marot
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poésie
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Plaisir n'ay plus, mais vy en desconfort,
Fortune m'a remis en grand douleur:
L'heur que j'avoys, est tournée en malheur,
Malheureux est, qui n'a aulcun confort.
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Chansons
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poésie
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Quand j'entreprins t'escrire ceste lettre,
Avant qu'un mot à mon gré sceusse mettre,
En cent façons elle fut commencée:
Plustost escripte, et plustost effacée:
Soubdain fermée, et tout soubdain desclose,
Craignant avoir oublié quelcque chose,
Ou d'avoir mis aulcun mot à refaire:
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La Première Elegie en Forme d'Epistre
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poésie
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Rondeau responsif à ung aultre,
qui se commenceoit,
Maistre Clement mon bon Amy.
En ung Rondeau sur le commencement
Ung vocatif, comme maistre Clement,
Ne peult faillir rentrer par Huys, ou Porte:
Aux plus sçavans Poëtes m'en rapporte,
Qui d'en user se gardent sagement.
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Rondeau responsif à ung aultre
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poésie
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Des enfants sans soucy
Qui sont ceulx là, qui ont si grant envie
Dedans leur cueur, et triste marrisson,
Dont, ce pendant que nous somme en vie,
De maistre Ennuy n'escoutons la leçon?
Ilz ont grand tort, veu qu'en bonne façon
Nous consommons nostre florissant aage.
Saulter, dancer, chanter à l'advantage,
Faulx Envieulx, est ce chose qui blesse?
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Ballades
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poésie
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Où allez-vous, Anne ? que je le sache,
Et m'enseignez avant que de partir
Comme ferai, afin que mon oeil cache
Le dur regret du coeur triste et martyr.
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Du partement d'Anne
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poésie
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Me souvenant de tes bontez divines
Suis en douleur, princesse, à ton absence ;
Et si languy quant suis en ta presence,
Voyant ce lys au milieu des espines.
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A madame de Ferrare
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poésie
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Adieu la cour, adieu les dames,
Adieu les filles et les Femmes,
Adieu vous dis pour quelques temps,
Adieu vos plaisants passetemps ;
Adieu le bal, adieu la danse,
Adieu mesure, adieu cadence,
Tambourin, haubois et violons,
Puisqu'à la guerre nous allons.
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Adieu aux Dames de la Cour
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poésie
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Volontiers en ce mois ici
La terre mue et renouvelle.
Maints Amoureux en font ainsi,
Sujets à faire Amour nouvelle
Par légèreté de cervelle,
Ou pour être ailleurs plus contents ;
Ma façon d'Aimer n'est pas telle,
Mes Amours durent en tout temps.
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Chant de Mai et de Vertu
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poésie
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devant le logis du seigneur Trivulse
Au Ciel n'y a ne Planette ne Signe
Qui si a point sceust gouverner l'Année
Comme est Lyon, la Cité, gouvernée
Par toy, Trivulse, Homme cler et insigne.
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Pour le May planté par les Imprimeurs de Lyon
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Epigrammes
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Mon second Roi, j'ai une haquenée
D'assez bon poil, mais vieille comme moi
A tout le moins ; long temps est qu'elle est née,
Dont elle est faible et son maître en émoi ;
La pauvre bête, aux signes que je voi,
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Au roi de Navarre
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Epigrammes
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Monsieur l'abbé et monsieur son valet
Sont faits égaux, tous deux comme de cire :
L'un est grand fou, l'autre petit follet ;
L'un veut railler, l'autre gaudir et rire ;
L'un boit du bon ; l'autre ne boit du pire.
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De l'abbé et de son valet
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Epigrammes
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Plus ne suis ce que j'ai été,
Et ne le saurais jamais être.
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre.
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De soi-même
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Epigrammes
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Pour un dizain que gagnâtes mardi,
Cela n'est rien, je ne m'en fais que rire,
Et fut très aise alors que le perdis,
Car aussi bien je voulais vous écrire
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Épigramme qu'il perdit contre Hélène de Tournon
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Epigrammes
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Mes créanciers, qui de dizains n'ont cure,
Ont lu le vôtre, et sur ce, leur ai dit :
" Sire Michel, sire Bonaventure,
" La soeur du roi a fait pour moi ce dit. "
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Réplique à la reine de Navarre
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L'Adolescence clémentine
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J'attends secours de ma seule pensée :
J'attends le jour, que l'on m'écondira,
Ou que du tout la belle me dira :
"ami, t'Amour sera récompensée."
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J'attends secours de ma seule pensée
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L'Adolescence clémentine
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Je ne fais rien que requérir
Sans acquérir
Le don d'Amoureuse liesse.
Las, ma Maîtresse,
Dites, quand est-ce
Qu'il vous plaira me secourir.
Je ne fais rien que requérir.
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Je ne fais rien que requérir
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L'Adolescence clémentine
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Je suis aimé de la plus belle
Qui soit vivant dessous les cieux :
Encontre tous faux envieux
Je la soutiendrai être telle.
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Je suis aimé de la plus belle
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L'Adolescence clémentine
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Jouissance vous donnerai,
Mon ami, et si mènerai
A bonne fin votre espérance.
Vivante ne vous laisserai ;
Encore, quand morte serai,
L'esprit en aura souvenance.
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Jouissance vous donnerai
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L'Adolescence clémentine
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Languir me fais sans t'avoir offensée :
Plus ne m'écris, plus de moi ne t'enquiers.
Mais nonobstant autre Dame ne quiers :
Plutôt mourir que changer ma pensée.
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Languir me fais sans t'avoir offensée
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L'Adolescence clémentine
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Ma Dame ne m'a pas vendu,
Elle m'a seulement changé :
Mais elle a au change perdu,
Dont je me tiens pour bien vengé,
Car un loyal a étrangé
Pour un autre, qui la diffame.
N'est-elle pas légère Femme ?
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Ma Dame ne m'a pas vendu
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L'Adolescence clémentine
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Plaisir n'ai plus, mais vis en déconfort.
Fortune m'a remis en grand douleur.
L'heur que j'avais est tourné en malheur,
Malheureux est, qui n'a aucun confort.
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Plaisir n'ai plus, mais vis en déconfort
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L'Adolescence clémentine
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Quand j'ai pensé en vous, ma bien-aimée,
Trouver n'en puis de si grande beauté :
Et de vertu seriez plus estimée,
Qu'autre qui soit, si n'était cruauté.
Mais pour vous Aimer loyaument
J'ai récompense de tourment :
Toutefois quand il vous plaira,
Mon mal par merci finira.
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Quand j'ai pensé en vous, ma bien-aimée
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L'Adolescence clémentine
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Qui veut avoir liesse
Seulement d'un regard,
Vienne voir ma maîtresse,
Que Dieu maintienne et gard !
Elle a si bonne grâce,
Que celui qui la voit,
Mille douleurs efface,
Et plus s'il en avoit.
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Qui veut avoir liesse
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L'Adolescence clémentine
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Secourez-moi, ma Dame par Amours,
Ou autrement la Mort me vient quérir.
Autre que vous ne peut donner secours
A mon las coeur, lequel s'en va mourir.
Hélas, hélas, veuillez donc secourir
Celui qui vit pour vous en grand détresse,
Car de son coeur vous êtes la maîtresse.
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Secourez-moi, ma Dame par amours
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L'Adolescence clémentine
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Si de nouveau j'ai nouvelles couleurs,
Il n'en faut jà prendre ébahissement,
Car de nouveau j'ai nouvelles douleurs,
Nouvelle Amour, et nouveau pensement.
Deuil et Ennui, c'est tout l'avancement
Que j'ai encor de vous tant Amoureuse :
Si vous supplie que mon commencement
Cause ne soit de ma fin langoureuse.
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Si de nouveau j'ai nouvelles couleurs
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L'Adolescence clémentine
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Tant que vivrai en âge florissant,
Je servirai Amour, le Dieu puissant,
En faits et dits, en chansons et accords.
Par plusieurs jours m'a tenu languissant,
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Tant que vivrai en âge florissant
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