Poèmes - Poèmes en français par Edgar Allan Poe
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poèmes
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Edgar Allan Poe
Traduction de Baudelaire
Il y a mainte et mainte année,
dans un royaume près de la mer,
vivait une jeune fille,
que vous pouvez connaître
par son nom d'ANNABEL LEE,
et cette jeune fille ne vivait
avec aucune autre pensée que d'Aimer
et d'être aimée de moi.
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Annabel Lee
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ô ma mère et ma nourrice !
Toi dont l' âme protectrice
me fit des jours composés
avec un Bonheur si rare,
et qui ne me fus avare
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À ma mère
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Grâce au ciel ! la crise - le danger est passé, et le malaise traînant
est loin enfin - et la fièvre appelée "Vivre" est vaincue enfin.
C'est tristesse, je le sais, que d'être dénué de ma force, et je ne
meus pas un muscle, moi qui gît de tout mon long, - mais n'importe ! -
Je sens que je suis mieux à la longue.
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Pour Annie
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Gaiement accoutré, un galant chevalier, au soleil et par les ténèbres, avait longtemps voyagé, chantant une chanson, à la recherche de l'Eldorado
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Eldorado
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Mon beau tzigane mon amant
Écoute les cloches qui sonnent
Nous nous aimions éperdument
Croyant n'être vus de personne
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Les Cloches
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Ces vers sont écrits pour celle dont les yeux lumineux, Aussi
brillamment expressifs que les jumeaux de Léda, Trouveront son tendre
nom niché au creux De cette page, masqué à tout lecteur. Fouillez
attentivement ce morceau, qui contient un trésor Divin -- un talisman
-- une amulette Qui sur le coeur se doit porter. Scrutez bien la
mesure, Les mots, les lettres elles-mêmes. N'omettez pas Le plus futile
détail ; votre peine sinon serait perdue.
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Pour la Saint-Valentin
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Le Corbeau
Edgar Allan Poe
Traduction de Stéphane Mallarmé
UNE fois, par un minuit lugubre, tandis que je m'appesantissais, faible
et fatigué, sur maint curieux et bigarre volume de savoir oublié -
tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un
heurt, comme de quelqu'un frappant doucement, frappant à la porte de ma
chambre - cela seul et rien de plus.
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Le Corbeau
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Edgar Allan Poe
Traduction de Charles Baudelaire
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et
fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée,
pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit
un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la
porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, – murmurai-je, – qui
frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela et rien de plus. »
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Le Corbeau
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Edgar Allan Poe
Traduction de Charles Baudelaire
La crête des montagnes sommeille ; la vallée, le rocher et la caverne sont muets.
Alcman.
Écoutez-moi, — dit le Démon, en plaçant sa main sur ma tête —. La
contrée dont je parle est une contrée lugubre en Libye, sur les bords
de la rivière Zaïre. Et là, il n’y a ni repos ni silence.
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Silence
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Tu voudrais être aimée? Donc que ton coeur ne s'écarte de son sentier présent! ةtant de tout point ce que tu es maintenant, ne sois rien de ce que tu n'es pas. Ainsi, pour le monde, tes nobles façons, ta grâce, bien plus que de la beauté, seront un thème sans fin de louange; à l'Amour, un simple devoir.
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Bien-aimée parmi les maux pressants qui s'attroupent autour de mon
sentier terrestre, morne sentier, hélas ! où ne croît pas même une rose
Solitaire, mon âme a du moins un soulas dans des rêves de toi, et y
sait un ةden de chers repos.
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À F.
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A la très chère, à la très belle
Qui remplit mon coeur de clarté,
A l’ange, à l’idole immortelle,
Salut en l’immortalité!
Elle se répand dans ma vie
Comme un air imprégné de sel,
Et dans mon âme inassouvie
Verse le goût de l’éternel.
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Hymne
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Le cygne mourant près des lacs du Nord Chante son impulsif chant de
mort, tendre et clair, Et tandis qu'éclate l'harmonie solennelle Par
monts et vallées elle se dissout dans l'air; Tout aussi musicale
parvint ta voix douce, Ainsi frémit sur tes lèvres mon nom.
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Fanny
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Ah! brisée est la coupe d'or! l'esprit à jamais envolé.Que sonne le
glas! une âme sanctifiée flotte sur le fleuve stygien ;et toi, Guy de
Vere, n'as-tu de larmes? pleure maintenant ou jamais plus!Vois! sur
cette morne et rigide bière gît ton Amour, Lénore! Allons! que l'office
mortuaire se lise, le chant funèbre se chante! Une antienne pour la
morte la plus royale qui jamais soit morte si jeune, une psalmodie pour
elle, morte deux fois parce qu'elle est morte si jeune!
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Lénore
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poèmes
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Hélène, ta beauté est pour moi comme ces barques nicéennes d’autrefois
qui, sur une mer parfumée, portaient doucement le défait et le las
voyageur à son rivage natal.
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Stances à Hélène
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J'ay varié ma vie en devidant la trame
Que Clothon me filoit entre malade et sain,
Maintenant la santé se logeoit en mon sein,
Tantost la maladie extreme fleau de l'ame.
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Stances
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J'ay varié ma vie en devidant la trame
Que Clothon me filoit entre malade et sain,
Maintenant la santé se logeoit en mon sein,
Tantost la maladie extreme fleau de l'ame.
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stances
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C'était au faîte de l'été
Et au mi-temps de la nuit ;
Et les étoiles, en leur orbite,
Brillaient, pâles, à travers la lumière
De la lune froide, à l'éclat plus vif,
Parmi les planètes, ses esclaves
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Etoile du soir
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amis, loin de la ville,
Loin des palais de roi,
Loin de la cour servile,
Loin de la foule vile,
Trouvez-moi, trouvez-moi,
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Rêves
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Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi?
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi?
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Chanson
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Ô Temps ! Ô Moeurs! selon mon opinion
Votre empire évolue de bien triste façon.
J'entends que le règne des bonnes manières est depuis longtemps achevé,
Mauvaises manières ou pas de manières du tout, voilà ce qui reste à l'Homme.
Et, pour parler des temps, quoiqu'on dise souvent
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O Tempora ! O Mores !
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