C'est bien lui, ce visage au sourire inconnu,
Ce front noirci du hâle infernal de l'abîme,
Cet oeil où nage encor la vision sublime :
Le Dante incomparable et l'Homme méconnu.
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sur un portrait du dante
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Dans le soir triomphal la froidure agonise
Et les frissons divins du printemps ont surgi ;
L'Hiver n'est plus, vivat ! car l'Avril bostangi,
Du grand sérail de Flore, a repris la maîtrise.
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sonnet d'or
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Au fond de l'atelier, titanique sculpture,
Se dresse une statue au piédestal marbré,
Et l'aube rose imprime un reflet empourpré
À travers le vitrail sur sa noble stature ;
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sculpteur sur marbre
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Las d'avoir visité mondes, continents, villes,
Et vu de tout pays, ciel, palais, monuments,
Le voyageur enfin revient vers les charmilles
Et les vallons rieurs qu'aimaient ses premiers ans.
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le voyageur
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Voici que le dahlia, la tulipe et les roses
Parmi les lourds bassins, les bronzes et les marbres
Des grands parcs où l'Amour folâtre sous les arbres
Chantent dans les soirs bleus ; monotones et roses
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rythmes du soir
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Ils défilent le long des corridors antiques,
Tête basse, égrenant d'énormes chapelets ;
Et le soir qui s'en vient, du sang de ses reflets
Empourpre la splendeur des dalles monastiques.
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moines en défilade
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L'âme ne frémit plus chez ce vieil instrument ;
Son couvercle baissé lui donne un aspect sombre ;
Relégué du salon, il sommeille dans l'ombre
Ce misanthrope aigri de son isolement.
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vieux piano
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D'abord j'ai contemplé dans le berceau de chêne
Un bébé tapageur qui ne pouvait dormir ;
Puis vint la grande fille aux yeux couleur d'ébène,
Une brune enfant pâle insensible au plaisir.
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béatrice
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Maître, il est beau ton Vers ; ciseleur sans pareil
Tu nous charmes toujours par ta grâce nouvelle,
Parnassien enchanteur du pays du soleil,
Notre langue frémit sous ta lyre si belle.
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charles baudelaire
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C’est comme l'écho d'un sacré concert
Qu'on entend soudain sans rien y comprendre ;
Où l'âme se noie en hachich amer
Que fait la douleur impossible à rendre.
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mélodie de rubinstein
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