Toi-même, éblouissant comme un soleil ancien
Les Regrets des solitudes roses,
Contemple le dégât du Parc magicien,
Où s'effeuillent, au pas du Soir musicien,
Des morts de camélias, de roses.
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dans l' allée
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Des soirs, j'errais en lande hors du hameau natal,
Perdu parmi l'orgueil serein des grands monts roses,
Et les Anges, à flots de longs timbres moroses,
Ébranlaient les bourdons, au vent occidental.
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les angéliques
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Quelquefois je suis plein de grandes voix anciennes
Et je revis un peu l'enfance en la villa
Je me retrouve encore avec ce qui fut là
Quand le soir nous jetait de l'or par les persiennes.
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ruines
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Par les jardins anciens foulant la paix des cistes,
Nous revenons errer, comme deux spectres tristes,
Au seuil immaculé de la Villa d'antan.
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la fuite de l' enfance
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Rien n'est plus doux aussi que de s'en revenir
Comme après de longs ans d'absence,
Que de s'en revenir
Par le chemin du souvenir Fleuri de lys d'innocence,
Au jardin de l'Enfance.
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le jardin d'antan
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Pour la lutte qui s'ouvre au seuil des mauvais jours
Ma mère m'a fait don d'un petit portrait d'elle,
Un gage auquel je suis resté depuis fidèle
Et qu'à mon cou suspend un cordon de velours. "
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le talisman
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Ma mère, que je l'Aime en ce portrait ancien,
Peint aux jours glorieux qu'elle était jeune fille,
Le front couleur de lys et le regard qui brille
Comme un éblouissant miroir vénitien !
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devant deux portraits de ma mère
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Au temps où je portais des habits de velours,
Éparses sur mon col roulaient mes boucles brunes.
J'avais de grands yeux purs comme le clair des lunes ;
Dès l'aube je partais, sac au dos, les pas lourds.
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premier remords
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Par les hivers anciens, quand nous portions la robe,
Tout petits, frais, rosés, tapageurs et joufflus,
Avec nos grands albums, hélas! que l'on n'a plus,
Comme on croyait déjà posséder tout le globe !
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devant le feu
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Toujours je garde en moi la tristesse profonde
Qu'y grava l'amitié d'une adorable enfant,
Pour qui la mort sonna le fatal olifant,
Parce qu'elle était belle et gracieuse et blonde.
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le regret des joujoux
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