François Coppée
François Coppée, de son vrai nom François Édouard Joachim Coppée est né à Paris le 26 janvier 1842 et mort le 23 mai 1908 à Paris. François Coppée est un poète, romancier et dramaturge français.
François Coppée était un poète populaire et sentimental parisien, il décrivit à merveille des tableaux de rue intimistes du monde des humbles.
François Coppée était un poète du souvenir, d'une première rencontre amoureuse "Septembre, au ciel léger", de la nostalgie d'une autre existence "Je suis un pâle enfant du vieux Paris" ou de la beauté du crépuscule "Le crépuscule est triste et doux".
Les poésies et poèmes de François Coppée
François Coppée eut un grand succès populaire et tomba ensuite dans l'oubli.
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L'exilée
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O poète trop prompt à te laisser charmer,
Si cette douce enfant devait t'être ravie,
Et si ce coeur en qui tout le tien se confie
Ne pouvait pas pour toi frémir et s'animer ?
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Serment
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L'exilée
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Quand vous me montrez une rose
Qui s'épanouit sous l'azur,
Pourquoi suis-je alors plus morose ?
Quand vous me montrez une rose,
C'est que je pense à son front pur.
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Romance
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L'exilée
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Mais je l'ai vu si peu ! disiez-vous l'autre jour.
Et moi, vous ai-je vue en effet davantage ?
En un moment mon coeur s'est donné sans partage.
Ne pouvez-vous ainsi m'aimer à votre tour ?
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Réponse
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L'exilée
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La douleur aiguise les sens ;
- Hélas ! ma mignonne est partie ! -
Et dans la nature je sens
Une secrète sympathie.
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Pitié des choses
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L'exilée
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Hélas ! la chimère s'envole
Et l'espoir ne m'est plus permis ;
Mais je défends qu'on me console.
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Orgueil d'aimer
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L'exilée
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Souvent, lorsque la main sur les yeux je médite,
Elle m'apparaît, svelte et la tête petite,
Avec ses blonds cheveux coupés courts sur le front.
Trouverai-je jamais des mots qui la peindront,
La chère vision que malgré moi j'ai fuie ?
Qu'est auprès de son teint la rose après la pluie ?
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La mémoire
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L'exilée
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Enfant blonde aux doux yeux, ô rose de Norvège,
Qu'un jour j'ai rencontrée aux bords du bleu Léman,
Cygne pur émigré de ton climat de neige !
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Invocation
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L'exilée
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Dans les nuits d'automne, errant par la ville,
Je regarde au ciel avec mon désir,
Car si, dans le temps qu'une étoile file,
On forme un souhait, il doit s'accomplir.
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Etoiles filantes
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L'exilée
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Dans le faubourg qui monte au cimetière,
Passant rêveur, j'ai souvent observé
Les croix de bois et les tombeaux de pierre
Attendant là qu'un nom y fût gravé.
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Epitaphe
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L'exilée
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Quand de la divine enfant de Norvège,
Tout tremblant d'amour, j'osai m'approcher,
Il tombait alors des flocons de neige.
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En automne
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L'exilée
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Triste exilé, qu'il te souvienne
Combien l'avenir était beau,
Quand sa main tremblait dans la tienne
Comme un oiseau,
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Chanson d'exil
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Promenades et Intérieurs
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À mes jeunes camarades, aux équipiers du Club nautique de Chatou
Jadis, la Seine était verte et pure à Saint-Ouen,
Et, dans cette banlieue aujourd’hui sale et rêche,
J’ai canoté, j’ai même essayé de la pêche.
Le lieu semblait alors champêtre. Que c’est loin !
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À mes jeunes camarades
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