L’Écornifleur - L’Écornifleur de Jules Renard - L’Écornifleur un roman écrit par Jules Renard
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L'Écornifleur
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L’Écornifleur I Monsieur Vernet
L’Écornifleur un roman de Jules Renard
C’est un Homme de quarante ans, un peu raide et lourd, convenablement vêtu. On sent qu’il n’a pas lui-même soin de sa personne, qu’il ne s’habille pas seul. Madame Vernet le boutonne, l’épingle, le peigne. Rarement un jour se passe sans que la raie, droite et pure, se défasse, et que la cravate remonte. Mais Monsieur Vernet est incapable de " revenir sur sa toilette ", et il semble, pour cette raison, plus distingué le matin que le soir.
Le peu qu’il montre de ses yeux est d’un bleu tendre. Ses paupières pesantes jouent mal, constamment presque fermées. Il est obligé de lever la tête, de la pencher en arrière, comme les gens qui regardent par-dessous leurs lunettes. Je le dis sans malice, la forme de ces yeux rappelle quelque chose de déjà observé aux yeux des porcs.
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L'Écornifleur
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II De La Prudence L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Oh ! je me tiens sur mes gardes. Une récente aventure m’a rendu sévère. Je viens de " quitter " certaine famille honorable que j’aimais beaucoup, un peu trop, et je frissonne au souvenir de l’outrage. Je ne me livrerai pas sans défiance. Il faut que, plus tard, si l’aventure tourne mal, je puisse dire, hautain et bref, à cet Homme:
— " Ne vous souvient-il pas, Monsieur, que vous avez été le premier à me tendre la main ? "
À ses reproches, je répondrai:
— " C’est vous qui m’avez cherché ! "
Dès qu’on nous embrasse, il est bon de prévoir, tout de suite, l’instant où nous serons giflés. Commenter |
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III Bouton Par Bouton
III Bouton Par Bouton un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
À chaque rencontre, comme on reprend aux dernières mailles une dentelle interrompue, la conversation nouvelle se raccroche aux derniers mots de la précédente. Expérimentés, nous n’allons pas vite. Une fois, Monsieur Vernet dit son âge; une autre fois, le chiffre de ses appointements: 15,000 francs. De plus, il est intéressé dans les affaires. Elles vont bien. Mais " ce qu’il y a d’agréable " c’est qu’il a droit à deux mois de congé par an. Lentement, je reconstruis sa vie. Aujourd’hui il m’apprend le petit nom de sa Femme: Blanche. Elle a oublié de lui changer ses manchettes. Il serait plus expansif si j’étais moins discret. Mais je n’ai pas l’habitude de me jeter à la tête des gens.
Je ne le fais que par exception.
Tantôt, obstinément silencieux, j’affecte de ne rien entendre; tantôt je coupe net une confidence, en toussant.
Si Monsieur Vernet me demande:
— " Vous avez sans doute quelque emploi ? "
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IV Encore Un Homme De Lettres
IV Encore Un Homme De Lettres un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
monsieur vernet
Vraiment, je n’achète le journal que pour ma Femme, car je n’ai pas le temps de le lire. Je jette à peine un coup d’œil sur les faits-divers et la Bourse.
henri
Et cela suffit, car le reste, ce que nous écrivons, est-ce intéressant ?
monsieur vernet
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V Entrée
V Entrée un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Je m’attends à du nouveau. Je tombe dans un ménage bourgeois, c’est-à-dire au milieu de gens qui n’ont pas mes idées.
Le bourgeois est celui qui n’a pas mes idées.
J’ai préparé en sot ma première visite aux Vernet. J’allais chez eux avec le plaisir d’avoir à poser un peu et la crainte de n’être pas compris. Je me promettais de faire de l’effet, repassant mes citations, cherchant des noms d’auteurs peu connus et dont la seule étrangeté me ferait honneur. N’avais-je pas, dans la collection de mes gestes, quelque élévation de bras, un ploiement de genou, un coup de nuque en arrière, qui seraient à mes phrases d’élite ce que les projections lumineuses sont aux conférences scientifiques.
Ai-je fait mes frais ?
Je ne me rappelle pas avoir été au-dessus de moi-même. Commenter |
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VI Madame Vernet
VI Madame Vernet, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Au premier engagement entre Madame Vernet et moi, Monsieur Vernet se tut.
— " Et vous, Madame, à quoi donc passez-vous vos loisirs ? "
Je disais " donque ", et en général j’exagérais les liaisons, le soin avec lequel nous lions nos mots étant le signe certain qu’on nous en impose.
— " Je lis un peu ", dit-elle.
Aussitôt je prononçai les noms de Baudelaire et de Verlaine. Elle m’avoua qu’elle ne les connaissait pas, et, loin de me redresser avec la mine sévère et condoléante du monsieur qui découvre une ignorance, j’eus la lâcheté de dire:
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VII Symptômes
VII Symptômes, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Ils n’ont pas d’enfants et s’ennuient. J’arrive au bon moment. Ils gardent à l’endroit du poète des préjugés en partie rectifiés, c’est-à-dire que, ne voyant plus en lui un illuminé, un fou maigre, affamé et grugeur, légendaire et redoutable, ils le traitent encore d’être original et exceptionnel. S’il travaille, ils se signeraient et disent:
— " Il travaille ! "
S’il ne pense à rien, ils disent:
— " Laissons-le rêver ! "
Ou, le doigt tendu vers son front:
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VIII Déviation
VIII Déviation, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Ils disent, l’un:
— " Ma Femme m’adore ! "
Et l’autre:
— " Monsieur Vernet est le plus honnête des Hommes. "
Ils n’avoueraient pas que, séparés, ils sont heureux. Pourtant le mari ne vit complètement que dans son usine. L’invention du téléphone lui a paru un événement immense. D’abord il redoutait de s’aboucher avec l’appareil, disant au premier employé venu:
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IX C’est bon ! C’est bon !
IX C’est bon ! C’est bon !, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Et pourquoi ne s’aimeraient-ils pas ? Vais-je m’imaginer que Madame Vernet, en apparence très loin de son ménage, y fait une fausse rentrée par coquetterie ? Il faut que je perde l’habitude de dire, enveloppant, comme une chose à cacher, ma bêtise ignorante dans une expression dédaigneuse:
— " Je connais la Femme: c’est un logogriphe, un écheveau ! "
Madame Vernet est une femme simple, qui Aime son mari, simplement, à la papa.
Monsieur Vernet a d’énormes biceps, roulants et grondants presque, quand il raidit et reploie son bras, comme un animal ennuyé ouvre et referme sa mâchoire. Il peut, entre ces tenailles de chair, écraser une noix, faire péter une balle élastique, et m’y briserait, si j’avais la maladresse de me laisser pincer.
Il tord une fourchette en tire-bouchon, abat son poing, d’un vigoureux coup, sur l’angle d’une pierre de taille, sans se faire mal. Par envie et par impuissance, je prétends qu’il me trompe avec des trucs.
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X Misère de misère !
Misère de misère !, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Le calme appartement des Vernet m’attire. La régularité de leur vie m’engrène, et je ne tente rien pour me ressaisir. Je ne sais pas ce que je vais faire chez eux presque tous les soirs. Je monte les escaliers lentement, et, quand je pèse sur le bouton du timbre, quelque chose de joyeux répond en moi. On m’attend. Mon couvert est toujours mis, c’est-à-dire qu’on se dépêche de le mettre dès que je sonne. J’enlève mon pardessus avant de dire bonjour, et je m’arrête un instant afin de m’emplir le nez des odeurs qui viennent de la cuisine. Je gagne aussi peu vite que possible la salle à manger. Je me mouche, cherche dans mes poches, feins de m’accrocher au porte-manteau, donne un coup de gant sur la poussière de mes bottines; je laisse à Madame Vernet le temps de faire des signes à sa bonne et de lui dire, bas:
— " Vite, un gâteau de deux francs, aux amandes ! "
À la vérité, j’arrive en intrus; mais, comme on ne me le fait pas sentir et qu’un dîner en ville est toujours bon à prendre, je salue d’un air dégagé, en essayant de varier mes formules de politesse préparées dans la journée.
Monsieur Vernet me serre les doigts impitoyablement, pour me prouver sa force, et tandis que je les agite un peu afin de les décoller, Madame Vernet me dit:
— " Bonjour ! poète ! "
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XI Mes confrères
XI Mes confrères, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Aussitôt commence la revue des grands Hommes " qui ont passé par là ", et chaque exemple cité est comme une preuve de mon illustration future. Par la pensée, j’associe mes amis à ma haute fortune.
— " Quand vous en serez là, dit Madame Vernet, vous ne nous regarderez plus. "
Je me dresse brusquement, frémissant. Je la fixe, et, comme si elle était déjà ma maîtresse, lui jure, du geste, une fidélité éternelle.
Mon exaltation calmée, nous reprenons notre causerie intime sur le monde des lettres. Je deviens soudain l’ami des auteurs célèbres. Par principe, je dénigre tous les hommes de talent, un ou deux exceptés, les deux plus vieux, les plus inaccessibles, ceux qui se trouvent trop loin et trop au-dessus de moi pour être des rivaux, et que je vénère ainsi que des demi-dieux, les lèvres remuantes. Mais, mon acte de foi terminé, qu’on ne me parle plus de ces hommes ! Ils montrent, à vivre, une obstination indécente, aimantent toute la quantité d’admiration disponible dans l’air; et, sans jalousie mesquine, par humanité seulement, je leur souhaite ce qui leur manque pour être complets dans l’absolu: une prompte mort.
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XII Je Dis Quelque Chose
XII Je Dis Quelque Chose, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
— " Voyons, Monsieur Henri, dites-nous quelque chose. "
On insiste. Monsieur Vernet frappe trois coups sur ma poitrine, côté du cœur, et malignement me demande:
— " Qu’y a-t-il là ? "
Là, ma redingote se gonfle en une boursouflure rectangulaire et dessine les contours d’un calepin. Monsieur Vernet a mis le doigt sur la boîte aux vers et l’exige. Je ne fais pas de grimaces et suis capable de dire des vers autant qu’on en veut. Je me détourne pour ouvrir ma redingote, sans que Monsieur et Madame Vernet s’aperçoivent que je n’ai pas de gilet et que ma chemise n’est point empesée, les plastrons raides m’étant insupportables. L’élastique de mon calepin montre ses vermisseaux de caoutchouc. Mais il est plein de poésie jusqu’aux tranches. Il en a dans ses poches. On en trouverait au dos d’une note de blanchisseuse. En train, lancé, n’écrirais-je pas sur une tête chauve ?
Je dispose mes papiers sur la table, au choix, après avoir écarté les assiettes et essuyé avec ma serviette des taches de sauce.
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XIII Coups de sonde
XIII Coups de sonde, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Je laisse tomber un plomb dans la confiance du mari. Le fond est-il de sable ou de rocher, tapissé d’herbes serrées ? J’avancerai à tâtons. Qu’est-ce que je suis venu faire ici ? Je dîne bien et souvent. Je dis des vers à la satiété de tous. Mais ne dois-je pas à mon éducation littéraire et aux exigences du monde de coucher avec Madame Vernet ? Tous les amis d’une Femme sont ses amants. Chacun sait cela. Témérairement je m’efforce de le faire entendre à Monsieur Vernet:
— " Entre un Homme et une femme, l’amitié ne peut être que la frêle passerelle qui mène à l’Amour ! "
Monsieur Vernet, inquiet, ne répond rien. Plus tard, quand le moment sera venu de le tranquilliser et que je citerai des exemples historiques d’amitiés d’homme à femme restées pures malgré les apparences, il ne manquera pas de me rappeler mon mot.
Nous ne rivalisons encore que de générosité. Nous nous estimons pour notre indépendance de caractère. Elle se traduit par des expressions familières et même grossières. Monsieur Vernet, homme mûr, connaît la vie. J’ai aussi ma petite expérience. Nous nous énumérons nos aventures, dont quelques-unes sont scabreuses; mais nous avons deux ou trois principes inébranlables, auxquels notre dignité en péril s’est toujours, par Bonheur, accrochée. C’est ainsi que la femme d’un ami est sacrée. Nous comprenons le vol, le viol d’une jeune fille, tous les crimes: nous n’admettons jamais, sous aucun prétexte, qu’on prenne la femme d’un ami.
Ayant le moins à craindre, je me révolte avec le plus d’indignation; je plaque mes deux mains sur les larges épaules de Monsieur Vernet, comme si nous
allions lutter corps à corps, et je lui dis: Commenter |
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LII Le demi-viol
LII Le demi-viol, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
La bêtise est faite. En cinq minutes j’ai stérilisé les efforts patients de plusieurs mois; ma place était en ciment: Monsieur Vernet, de son aveu, ne pouvait plus se passer de moi; j’ornais l’esprit de Madame Vernet comme un jardin anglais, et son cœur était plus rempli qu’un colombier de roucoulements; Marguerite m’amusait: j’ai cassé le joujou. On va me gronder, éclater, et je courberai bas ma tête.
Comment ai-je fait mon compte ? Ma faute m’humilie comme une faute de style; je me trouve imbécile, grossièrement attrapé.
C’est le jour des Régates, la grande fête de Talléhou. Les mortiers ont tonné. Les marins sortent de l’armoire d’extraordinaires chapeaux hauts de forme, qu’ils portent aux premières communions, aux mariages, et parfois le dimanche quand la pêche de la semaine a été bonne. Les vieilles Femmes ont des journaux neufs pour se garantir du soleil. Les mâts agitent leurs drapeaux. On va lancer à la mer le canot de sauvetage. Le brigadier de la douane mettra en joue le fusil porte-amarre. Des courses auront lieu de nageurs, de voiliers, de canards, en sac, à dos d’âne. Des gymnasiarques feront le soleil et des tas de résine également espacés sur la jetée, attendent que la nuit vienne. Talléhou fait briller ses maisons blanchies par le sel de mer.
Nous avons invité à déjeuner les pêcheurs Cruz. La Femme ne touche à rien. Le mari mange sans s’arrêter. Il a mis sa serviette par terre.
— " Mais c’est pour vous ! "
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LIII Animal triste
LIII Animal triste, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Le bateau glisse sous l’impulsion régulière de ma godille, loin du bruit de la fête. Un pêcheur qui vient de poser ses claies pour la nuit me crie:
— " Dépassez pas les balises ! y a du courant. Vous pourriez point revenir ! "
Les bouées blanches ou noires tirent sur leurs chaînes qui grincent. Au bout d’une balise, un cormoran endormi digère.
Qu’est-ce que j’aurais de mieux à faire ?
Gagner le large ? me perdre ?
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LIV le départ
LIV le départ, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Montrant ma fausse dépêche, j’ai dit à Madame Vernet:
— " Peut-être reviendrai-je dans deux ou trois jours. En tout cas, à Paris ! "
Et à Marguerite:
— " Attends-moi ! silence ! "
Mes amis me reconduisent à la gare. Seul, Monsieur Vernet a gardé sa présence d’esprit. Il s’occupe de ma malle et prodigue les recommandations pour le trajet.
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LV Adieu !
LV Adieu !, un chapitre de L’Écornifleur un roman de Jules Renard
Installé, les jambes allongées, le coude dans l’embrasse, tandis qu’au passage du train les pommiers courent, des poulains s’effarent, des perdrix s’envolent, moi je me sauve !
Il était temps. Le désastre aurait éclaté. Entre deux excitants également imprenables, je perdais la tête.
Mes amis m’ont donné ce qu’ils avaient de meilleur en eux. Ils sont bons maintenant à mettre dans des mémoires. Afin que Marguerite m’oublie, on lui achètera un poney, propre à la selle. Le premier Amour d’une jeune fille se passe en exercice, et le dernier d’une Femme mûre en paroles. Madame Vernet sera sage, et dira:
— " Je remercie le hasard, qui me l’avait envoyé et me le reprend. Notre brève aventure se termine bien; une femme honnête n’en rougirait pas. Je souffrais des nerfs, de la sensibilité: ils se calment... Je connais au fond de moi un coin rafraîchissant où je pourrai me retirer loin de mon mari, quand j’aurai besoin d’être seule. Il faut des souvenirs à une femme qui vieillit. J’en ai fait ces temps-ci provision. J’ai été tentée de me mettre au café, et je vois que je me contenterai d’un canard. "
Ainsi songera Madame Vernet dans une buée de mélancolie. C’est Monsieur Vernet qui me regrettera le plus, à cause de l’argent qu’il m’a prêté.
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