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jadis et naguère
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À Catulle Mendès
La petite marquise Osine est toute belle,
Elle pourrait aller grossir la ribambelle
Des folles de Watteau sous leur chapeau de Fleurs
Et de soleil, mais comme on dit, elle Aime ailleurs
Parisienne en tout, spirituelle et bonne
Et mauvaise à ne rien redouter de personne,
Avec cet air mi-faux qui fait que l'on vous croit,
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L'impénitence finale
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jadis et naguère
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À François Coppée
Don Juan qui fut grand Seigneur en ce monde
Est aux enfers ainsi qu'un pauvre immonde
Pauvre, sans la barbe faite, et pouilleux,
Et si n'étaient la lueur de ses yeux
Et la beauté de sa maigre figure,
En le voyant ainsi quiconque jure
Qu'il est un gueux et non ce héros fier
Aux dames comme au poète si cher
Et dont l'auteur de ces humbles chroniques
Vous va parler sur des faits authentiques.
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Don Juan pipé
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jadis et naguère
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À Stéphane Mallarmé
Il parle italien avec un accent russe.
Il dit : " Chère, il serait précieux que je fusse
" Riche, et seul, tout demain et tout après-demain.
" Mais riche à paver d'or monnayé le chemin
" De l'Enfer, et si seul qu'il vous va falloir prendre
" Sur vous de m'oublier jusqu'à ne plus entendre
" Parler de moi sans vous dire de bonne foi :
" Qu'est-ce que ce monsieur Félice ? Il vend de quoi ? "
Cela s'adresse à la plus blanche des comtesses.
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Amoureuse du diable
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jadis et naguère
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Ce soir je m'étais penché sur ton sommeil.
Tout ton corps dormait chaste sur l'humble lit,
Et j'ai vu, comme un qui s'applique et qui lit,
Ah ! j'ai vu que tout est vain sous le soleil !
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Vers pour être calomnié
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jadis et naguère
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Les choses qui chantent dans la tête
Alors que la mémoire est absente,
Ecoutez, c'est notre sang qui chante...
O musique lointaine et discrète !
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Vendanges
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jadis et naguère
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Avec les yeux d'une tête de mort
Que la lune encore décharne,
Tout mon passé, disons tout mon remords,
Ricane à travers ma lucarne.
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Un pouacre
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jadis et naguère
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Ah ! vraiment c'est triste, ah ! vraiment ça finit trop mal,
Il n'est pas permis d'être à ce point infortuné.
Ah ! vraiment c'est trop la mort du naïf animal
Qui voit tout son sang couler sous son regard fané.
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Sonnet boiteux
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jadis et naguère
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En route, mauvaise troupe !
Partez, mes enfants perdus !
Ces loisirs vous étaient dus :
La Chimère tend sa croupe.
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Prologue
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jadis et naguère
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Ce n'est plus le rêveur lunaire du vieil air
Qui riait aux aïeux dans les dessus de porte ;
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas! est morte,
Et son spectre aujourd'hui nous hante, mince et clair.
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Pierrot
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jadis et naguère
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Trois petits pâtés, ma chemise brûle.
Monsieur le Curé n' Aime pas les os.
Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !
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Pantoum négligé
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jadis et naguère
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Chair ! ô seul fruit mordu des vergers d'ici-bas,
Fruit amer et sucré qui jutes aux dents seules
Des affamés du seul Amour, bouches ou gueules,
Et bon dessert des forts, et leurs joyeux repas,
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Luxures
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jadis et naguère
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La vie est triomphante et l'Idéal est mort,
Et voilà que, criant sa joie au vent qui passe,
Le cheval enivré du vainqueur broie et mord
Nos frères, qui du moins tombèrent avec grâce.
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Les vaincus À Louis-Xavier de Ricard.
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jadis et naguère
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Deux reîtres saouls, courant les champs, virent parmi
La fange d'un fossé profond, une carcasse
Humaine dont la faim torve d'un loup fugace
Venait de disloquer l'ossature à demi.
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Le squelette
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jadis et naguère
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La Chambre, as-tu gardé leurs spectres ridicules,
O pleine de jour sale et de bruits d'araignées ?
La Chambre, as-tu gardé leurs formes désignées
Par ces crasses au mur et par quelles virgules ?
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Le poète et la muse
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jadis et naguère
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Le tréteau qu'un orchestre emphatique secoue
Grince sous les grands pieds du maigre baladin
Qui harangue non sans finesse et sans dédain
Les badauds piétinant devant lui dans la boue.
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Le pitre
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jadis et naguère
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Bobèche, adieu ! bonsoir, Paillasse ! arrière, Gille !
Place, bouffons vieillis, au parfait plaisantin,
Place ! très grave, très discret et très hautain,
Voici venir le maître à tous, le clown agile.
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Le clown
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jadis et naguère
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Je suis l'Empire à la fin de la décadence,
Qui regarde passer les grands Barbares blancs
En composant des acrostiches indolents
D'un style d'or où la langueur du soleil danse.
L'âme seulette a mal au coeur d'un ennui dense.
Là-bas on dit qu'il est de longs combats sanglants.
O n'y pouvoir, étant si faible aux voeux si lents,
O n'y vouloir fleurir un peu cette existence !
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Langueur
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jadis et naguère
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Il fait nuit dans la chambre étroite et froide où l' Homme
Vient de rentrer, couvert de neige, en blouse, et comme
Depuis trois jours il n'a pas prononcé deux mots,
La Femme a peur et fait des signes aux marmots.
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La soupe du soir À J.-K. Huysmans.
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jadis et naguère
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Quand déjà pétillait et flambait le bûcher,
Jeanne qu'assourdissait le chant brutal des prêtres,
Sous tous ces yeux dardés de toutes les fenêtres
Sentit frémir sa chair et son âme broncher.
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La pucelle
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jadis et naguère
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Sa tête fine dans sa main toute petite,
Elle écoute le chant des cascades lointaines,
Et, dans la plainte langoureuse des fontaines,
Perçoit comme un écho béni du nom de Tite.
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La princesse Bérénice
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jadis et naguère
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Murs blancs, toit rouge, c'est l'Auberge fraîche au bord
Du grand chemin poudreux où le pied brûle et saigne,
L'Auberge gaie avec Le bonheur pour enseigne.
Vin bleu, pain tendre, et pas besoin de passe-port.
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L'auberge
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jadis et naguère
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Le Point-du-Jour avec Paris au large,
Des chants, des tirs, les Femmes qu'on " rêvait ",
La Seine claire et la foule qui fait
Sur ce poème un vague essai de charge.
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L'aube
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jadis et naguère
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Fauve avec des tons d'écarlate,
Une aurore de fin d'été
Tempétueusement éclate
A l'horizon ensanglanté.
La nuit rêveuse, bleue et bonne
Pâlit, scintille et fond dans l'air,
Et l'ouest dans l'ombre qui frissonne
Se teinte au bord de rose clair.
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L'angélus du matin
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jadis et naguère
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Dans une rue, au coeur d'une ville de rêve
Ce sera comme quand on a déjà vécu :
Un instant à la fois très vague et très aigu...
Ô ce soleil parmi la brume qui se lève !
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Kaléidoscope A Germain Nouveau
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jadis et naguère
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A grands plis sombres une ample tapisserie
De haute lice, avec emphase descendrait
Le long des quatre murs immenses d'un retrait
Mystérieux où l'ombre au luxe se marie.
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Intérieur
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jadis et naguère
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De toutes les douleurs douces
Je compose mes magies !
Paul, les paupières rougies,
Erre seul aux Pamplemousses.
La Folle-par- Amour chante
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Images d'un sou
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jadis et naguère
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Des yeux tout autour de la tête
Ainsi qu'il est dit dans Murger.
Point très bonne. Un esprit d'enfer
Avec des rires d'alouette.
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Ecrit sur l'album de Mme N. de V.
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jadis et naguère
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Dans un palais, soie et or, dans Ecbatane,
De beaux démons, des satans adolescents,
Au son d'une musique mahométane,
Font litière aux Sept Péchés de leurs cinq sens.
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Crimen amoris A Villiers de l'Isle-Adam
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jadis et naguère
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Brûle aux yeux des Femmes,
Mais garde ton coeur
Et crains la langueur
Des épithalames.
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Conseil falot
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jadis et naguère
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Donne ta main, retiens ton souffle, asseyons-nous
Sous cet arbre géant où vient mourir la brise
En soupirs inégaux sous la ramure grise
Que caresse le clair de lune blême et doux.
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Circonspection
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jadis et naguère
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De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
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Art poétique
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jadis et naguère
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Despotique, pesant, incolore, l'Eté,
Comme un roi fainéant présidant un supplice,
S'étire par l'ardeur blanche du ciel complice
Et bâille. L' Homme dort loin du travail quitté.
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Allégorie
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jadis et naguère
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Chose italienne où Shakspeare a passé
Mais que Ronsard fit superbement française,
Fine basilique au large diocèse,
Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,
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A la louange de Laure et de Pétrarque
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jadis et naguère
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Et nous voilà très doux à la bêtise humaine,
Lui pardonnant vraiment et même un peu touchés
De sa candeur extrême et des torts très légers,
Dans le fond, qu'elle assume et du train qu'elle mène.
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A Albert Mérat
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