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la bonne chanson
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Toute grâce et toutes nuances
Dans l'éclat doux de ses seize ans,
Elle a la candeur des enfances
Et les manèges innocents.
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Toute grâce et toutes nuances
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la bonne chanson
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J'allais par des chemins perfides,
Douloureusement incertain.
Vos chères mains furent mes guides.
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J'allais par des chemins perfides,
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la bonne chanson
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Nous sommes en des temps infâmes
Où le mariage des âmes
Doit sceller l'union des cœurs ;
À cette heure d'affreux orages
Ce n'est pas trop de deux courages
Pour vivre sous de tels vainqueurs.
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Nous sommes en des temps infâmes
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la bonne chanson
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Le bruit des cabarets, la fange des trottoirs,
Les platanes déchus s'effeuillant dans l'air noir,
L'omnibus, ouragan de ferraille et de boues,
Qui grince, mal assis entre ses quatre roues,
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Le bruit des cabarets
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la bonne chanson
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J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
À la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,
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J'ai presque peur
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la bonne chanson
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Le foyer, la lueur étroite de la lampe ;
La rêverie avec le doigt contre la tempe
Et les yeux se perdant parmi les yeux aimés ;
L'heure du thé fumant et des Livres fermés ;
La douceur de sentir la fin de la soirée ;
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Le foyer, la lueur étroite
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la bonne chanson
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Hier, on parlait de choses et d'autres
Et mes yeux allaient recherchant les vôtres ;
Et votre regard recherchait le mien
Tandis que courait toujours l'entretien.
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Hier, on parlait
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la bonne chanson
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Va, chanson, à tire-d'aile
Au-devant d'elle, et dis-lui
Bien que dans mon coeur fidèle
Un rayon joyeux a lui,
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Va, chanson
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la bonne chanson
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La dure épreuve va finir :
Mon coeur, souris à l'avenir.
Ils sont passés les jours d'alarmes
Où j'étais triste jusqu'aux larmes.
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La dure épreuve
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la bonne chanson
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Quinze longs jours encore et plus de six semaines
Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines
La plus dolente angoisse est celle d'être loin.
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Quinze longs jours
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la bonne chanson
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Son bras droit, dans un geste aimable de douceur,
Repose autour du cou de la petite sœur,
Et son bras gauche suit le rhythme de la jupe.
À coup sûr une idée agréable l'occupe,
Car ses yeux si francs, car sa bouche qui sourit,
Témoignent d'une joie intime avec esprit.
Oh ! sa pensée exquise et fine, quelle est-elle ?
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Son bras droit
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la bonne chanson
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Une Sainte en son auréole,
Une Châtelaine en sa tour,
Tout ce que contient la parole
Humaine de grâce et d'Amour ;
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Une Sainte en son auréole,
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la bonne chanson
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Le paysage dans le cadre des portières
Court furieusement, et des plaines entières
Avec de l'eau, des blés, des arbres et du ciel
Vont s'engouffrant parmi le tourbillon cruel
Où tombent les poteaux minces du télégraphe
Dont les fils ont l'allure étrange d'un paraphe.
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Le paysage dans le cadre des portières
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la bonne chanson
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La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...
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La lune blanche
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la bonne chanson
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Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore,
Puisque, après m'avoir fui longtemps, l'espoir veut bien
Revoler devers moi qui l'appelle et l'implore,
Puisque tout ce Bonheur veut bien être le mien,
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Puisque l'aube grandit
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la bonne chanson
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En robe grise et verte avec des ruches,
Un jour de juin que j'étais soucieux,
Elle apparut souriante à mes yeux
Qui l'admiraient sans redouter d'embûches ;
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La bonne chanson 3
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la bonne chanson
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Toute grâce et toutes nuances
Dans l'éclat doux de ses seize ans,
Elle a la candeur des enfances
Et les manèges innocents.
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La bonne chanson 2
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la bonne chanson
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N'est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants
Qui ne manqueront pas d'envier notre joie,
Nous serons fiers parfois et toujours indulgents.
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N'est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants
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la bonne chanson
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L'hiver a cessé : la lumière est tiède
Et danse, du sol au firmament clair.
Il faut que le cœur le plus triste cède
A l'immense joie éparse dans l'air.
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L'hiver a cessé : la lumière est tiède
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la bonne chanson
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Donc, ce sera par un clair jour d'été ;
Le grand soleil, complice de ma joie,
Fera, parmi le satin et la soie,
Plus belle encor votre chère beauté ;
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Donc, ce sera par un clair jour d'été
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la bonne chanson
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Avant que tu ne t'en ailles,
Pâle étoile du matin,
- Mille cailles
Chantent, chantent dans le thym. -
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Avant que tu ne t'en ailles
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la bonne chanson
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Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Les seigles et les blés tout humides encore,
Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.
L'on sort sans autre but que de sortir ; on suit,
Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes,
Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes.
L'air est vif. Par moment un oiseau vole avec
Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec,
Et son reflet dans l'eau survit à son passage.
C'est tout.
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Le soleil du matin doucement chauffe et dore
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