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Sagesse
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Parisien mon frère à jamais étonné,
Montons sur la colline où le soleil est né
Si glorieux qu'il fait comprendre l'idolâtre,
Sous cette perspective, inconnue au théâtre,
D'arbres au vent et de poussière d'ombre et d'or.
Montons. Il fait si frais encor, montons encor.
Là ! nous voilà placés comme dans une " loge
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Parisien
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Sagesse
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Sainte Thérèse veut que la Pauvreté soit
La reine d'ici-bas, et littéralement !
Elle dit peu de mots de ce gouvernement
Et ne s'arrête point aux détails de surcroît ;
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Sainte Thérèse veut que la Pauvreté soit
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Sagesse
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Toutes les Amours de la terre
Laissent au coeur du délétère
Et de l'affreusement amer,
Fraternelles et conjugales,
Paternelles et filiales,
Civiques et nationales
Les charnelles, les idéales
Toutes ont la guêpe et le ver.
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Toutes les amours de la terre
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Sagesse
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La " grande ville ". Un tas criard de pierres blanches
Où rage le soleil comme en pays conquis.
Tous les vices ont leur tanière, les exquis
Et les hideux, dans ce désert de pierres blanches.
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La grande ville
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Sagesse
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La mer est plus belle
Que les cathédrales,
Nourrice fidèle,
Berceuse de râles,
La mer sur qui prie
La Vierge Marie !
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La mer est plus belle
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Sagesse
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L'immensité de l'humanité,
Le Temps passé vivace et bon père,
Une entreprise à jamais prospère :
Quelle puissante et calme cité !
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L'immensité de l'humanité,
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Sagesse
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L'échelonnement des haies
Moutonne à l'infini, mer
Claire dans le brouillard clair
Qui sent bon les jeunes baies.
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L'échelonnement des haies
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Sagesse
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Vous voilà, vous voilà, pauvres bonnes pensées !
L'espoir qu'il faut, regret des grâces dépensées,
Douceur de coeur avec sévérité d'esprit,
Et cette vigilance, et le calme prescrit,
Et toutes ! - Mais encor lentes, bien éveillées,
Bien d'aplomb, mais encor timides, débrouillées
À peine du lourd rêve et de la tiède nuit.
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Vous voilà
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Sagesse
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La bise se rue à travers
Les buissons tout noirs et tout verts,
Glaçant la neige éparpillée,
Dans la campagne ensoleillée.
L'odeur est aigre près des bois,
L'horizon chante avec des voix,
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La bise se rue à travers
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Sagesse
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La tristesse, la langueur du corps humain
M'attendrissent, me fléchissent, m'apitoient,
Ah ! surtout quand des sommeils noirs le foudroient,
Quand des draps zèbrent la peau, foulent la main !
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La tristesse, la langueur du corps humain
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Sagesse
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Le son du cor s'afflige vers les bois
D'une douleur on veut croire orpheline
Qui vient mourir au bas de la colline
Parmi 1a bise errant en courts abois.
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Le son du cor s'afflige vers les bois
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Sagesse
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Je ne sais pourquoi
Mon esprit amer
D'une aile inquiète et folle vole sur la mer,
Tout ce qui m'est cher,
D'une aile d'effroi
Mon Amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?
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Je ne sais pourquoi
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Sagesse
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Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit
Berce sa palme.
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Le ciel est, par-dessus le toit,
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Sagesse
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Un grand sommeil noir
Tombe sur ma vie :
Dormez, tout espoir,
Dormez, toute envie !
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Un grand sommeil noir
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Sagesse
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Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les Hommes des grandes villes :
Ils ne m'ont pas trouvé malin.
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Gaspard Hauser chante :
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Sagesse
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L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t'endormais-tu, le coude sur la table ?
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L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.
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Sagesse
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Du fond du grabat
As-tu vu l'étoile
Que l'hiver dévoile ?
Comme ton coeur bat,
Comme cette idée,
Regret ou désir,
Ravage à plaisir
Ta tête obsédée,
Pauvre tête en feu,
Pauvre coeur sans dieu !
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Du fond du grabat
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Sagesse
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Désormais le Sage, puni
Pour avoir trop aimé les choses,
Rendu prudent à l'infini,
Mais franc de scrupules moroses,
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Désormais le Sage, puni
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Sagesse
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- Ah ! Seigneur, qu'ai-je ? Hélas ! me voici tout en larmes
D'une joie extraordinaire : votre voix
Me fait comme du bien et du mal à la fois,
Et le mal et le bien, tout a les mêmes charmes.
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Ah ! Seigneur, qu'ai-je ? Hélas ! me voici tout en larmes
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Sagesse
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- Certes, si tu le veux mériter, mon fils, oui,
Et voici. Laisse aller l'ignorance indécise
De ton coeur vers les bras ouverts de mon Église
Comme la guêpe vole au lis épanoui.
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Certes, si tu le veux mériter, mon fils, oui,
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Sagesse
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- Seigneur, j'ai peur.... Mon âme en moi tressaille toute.
Je vois, je sens qu'il faut vous Aimer. Mais comment
Moi, ceci, me ferais-je, ô mon Dieu, votre amant,
Ô Justice que la vertu des bons redoute ?
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Seigneur, j'ai peur
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Sagesse
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- Il faut m'Aimer. Je suis ces Fous que tu nommais,
Je suis l'Adam nouveau qui mange le vieil Homme,
Ta Rome, ton Paris, ta Sparte et ta Sodome,
Comme un pauvre rué parmi d'horribles mets.
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Il faut m'aimer
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Sagesse
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- Il faut m'Aimer. Je suis ces Fous que tu nommais,
Je suis l'Adam nouveau qui mange le vieil Homme,
Ta Rome, ton Paris, ta Sparte et ta Sodome,
Comme un pauvre rué parmi d'horribles mets.
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Il faut m'aimer
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Sagesse
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- Seigneur, c'est trop ! Vraiment je n'ose. Aimer qui ? Vous ?
Oh ! non ! Je tremble et n'ose. Oh ! vous aimer je n'ose,
Je ne veux pas ! Je suis indigne. Vous, la Rose
Immense des purs vents de l'Amour, ô Vous, tous
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Seigneur, c'est trop
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Sagesse
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Il faut m'Aimer ! Je suis l'universel Baiser,
Je suis cette paupière et je suis cette lèvre
Dont tu parles, ô cher malade, et cette fièvre
Qui t'agite, c'est moi toujours ! Il faut oser
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Il faut m'aimer
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Sagesse
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J'ai répondu : " Seigneur, vous avez dit mon âme.
C'est vrai que je vous cherche et ne vous trouve pas.
Mais vous Aimer ! Voyez comme je suis en bas,
Vous dont l'Amour toujours monte comme la flamme.
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J'ai répondu
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Sagesse
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Mon Dieu m'a dit : " Mon fils, il faut m'Aimer.
Tu vois Mon flanc percé, mon coeur qui rayonne et qui saigne,
Et mes pieds offensés que Madeleine baigne
De larmes, et mes bras douloureux sous le poids
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Mon Dieu m'a dit
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Sagesse
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Vous êtes calme, vous voulez un vœu discret,
Des secrets à mi-voix dans l'ombre et le silence,
Le coeur qui se répand plutôt qu'il ne s'élance,
Et ces timides, moins transis qu'il ne paraît.
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Vous êtes calme
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Sagesse
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Je ne veux plus Aimer que ma mère Marie.
Tous les autres Amours sont de commandement.
Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux cœurs qui l'ont chérie.
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Je ne veux plus aimer
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Sagesse
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Ô mon Dieu vous m'avez blessé d'Amour
Et la blessure est encore vibrante,
Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour.
Ô mon Dieu, votre crainte m'a frappé
Et la brûlure est encor là qui tonne,
Ô mon Dieu votre crainte m'a frappé.
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Ô mon Dieu vous m'avez blessé d'amour
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Sagesse
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L'âme antique était rude et vaine
Et ne voyait dans la douleur
Que l'acuité de la peine
Ou l'étonnement du malheur.
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L'âme antique était rude et vaine
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Sagesse
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Né l'enfant des grandes villes
Et des révoltes serviles
J'ai là tout cherché, trouvé
De tout appétit rêvé.
Mais, puisque rien n'en demeure,
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Né l'enfant des grandes villes
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Sagesse
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Pourquoi triste, ô mon âme,
Triste jusqu'à la mort,
Quand l'effort te réclame,
Quand le suprême effort
Est là qui te réclame ?
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Pourquoi triste, ô mon âme,
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Sagesse
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Va ton chemin sans plus t'inquiéter !
La route est droite et tu n'as qu'à monter
Portant d'ailleurs le seul trésor qui vaille
Et l'arme unique au cas d'une bataille,
La pauvreté d'esprit et Dieu pour toi.
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Va ton chemin sans plus t'inquiéter !
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Sagesse
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L'ennemi se déguise en l'Ennui
Et me dit : " À quoi bon, pauvre dupe ? "
Moi je passe et me moque de lui.
L'ennemi se déguise en la Chair Et me dit :
" Bah, retrousse une jupe ! Moi j'écarte le conseil amer.
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L'ennemi se déguise en l'Ennui
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Sagesse
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Voix de l'Orgueil : un cri puissant comme d'un cor.
Des étoiles de sang sur des cuirasses d'or,
On trébuche à travers des chaleurs d'incendie...
Mais en somme la voix s'en va, comme d'un cor.
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Voix de l'Orgueil
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Sagesse
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Et j'ai revu l'enfant unique : il m'a semblé
Que s'ouvrait dans mon coeur la dernière blessure,
Celle dont la douleur plus exquise m'assure
D'une mort désirable en un jour consolé.
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Et j'ai revu l'enfant unique
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Sagesse
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Les chères mains qui furent miennes,
Toutes petites, toutes belles,
Après ces méprises mortelles
Et toutes ces choses païennes,
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Les chères mains
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Sagesse
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Écoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire.
Elle est discrète, elle est légère :
Un frisson d'eau sur de la mousse !
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Écoutez la chanson bien douce
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Sagesse
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On n'offense que Dieu qui seul pardonne. Mais
On contriste son frère, on l'afflige, on le blesse,
On fait gronder sa haine ou pleurer sa faiblesse,
Et c'est un crime affreux qui va troubler la paix
Des simples, et donner au monde sa pâture,
Scandale, cœurs perdus, gros mots et rire épais.
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On n'offense que Dieu
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Sagesse
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Vous reviendrez bientôt, les bras pleins de pardons
Selon votre coutume,
Ô Pères excellents qu'aujourd'hui nous perdons
Pour comble d'amertume.
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Vous reviendrez bientôt,
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Sagesse
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Prince mort en soldat à cause de la France,
Âme certes élue,
Fier jeune Homme si pur tombé plein d'espérance,
Je t'Aime et te salue !
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Prince mort
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Sagesse
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Petits amis qui sûtes nous prouver
Par A plus B que deux et deux font quatre,
Mais qui depuis voulez parachever
Une victoire où l'on se laissait battre,
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Petits amis
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Sagesse
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Petits amis qui sûtes nous prouver
Par A plus B que deux et deux font quatre,
Mais qui depuis voulez parachever
Une victoire où l'on se laissait battre,
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Petits amis
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Sagesse
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Non. Il fut gallican, ce siècle, et janséniste !
C'est vers le Moyen Âge énorme et délicat
Qu'il faudrait que mon coeur en panne naviguât,
Loin de nos jours d'esprit charnel et de chair triste.
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Non. Il fut gallican
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Sagesse
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Sagesse d'un Louis Racine, je t'envie !
De n'avoir pas suivi les leçons de Rollin,
N'être pas né dans le grand siècle à son déclin,
Quand le soleil couchant, si beau, dorait la vie,
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Sagesse
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Sagesse
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La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
Est une oeuvre de choix qui veut beaucoup d'Amour :
Rester gai quand le jour, triste, succède au jour,
Être fort, et s'user en circonstances viles,
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La vie humble
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Sagesse
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Les faux beaux jours ont lui tout le jour, ma pauvre âme,
Et les voici vibrer aux cuivres du couchant.
Ferme les yeux, pauvre âme, et rentre sur-le-champ :
Une tentation des pires. Fuis l'infâme.
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Les faux beaux jours
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Sagesse
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Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies,
Toi, coeur saignant d'hier qui flambes aujourd'hui,
C'est vrai pourtant que c'est fini, que tout a fui
De nos sens, aussi bien les ombres que les proies.
Vieux bonheurs, vieux malheurs, comme une file d'oies
Sur la route en poussière où tous les pieds ont lui,
Bon voyage ! Et le Rire, et, plus vieille que lui,
Toi, Tristesse, noyée au vieux noir que tu broies,
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Ô vous, comme
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Sagesse
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Beauté des Femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles
Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal.
Et ces yeux, où plus rien ne reste d'animal
Que juste assez pour dire : " assez " aux fureurs mâles
Et toujours, maternelle endormeuse des râles,
Même quand elle ment, cette voix ! Matinal
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Beauté des femmes
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Sagesse
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Malheureux ! Tous les dons, la gloire du baptême,
Ton enfance chrétienne, une mère qui t'Aime,
La force et la santé comme le pain et l'eau,
Cet avenir enfin, décrit dans le tableau
De ce passé plus clair que le jeu des marées
Tu pilles tout, tu perds en viles simagrées
Jusqu'aux derniers pouvoirs de ton esprit, hélas !
La malédiction de n'être jamais las
Suit tes pas sur le monde où l'horizon t'attire,
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Malheureux
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Sagesse
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Qu'en dis-tu, voyageur, des pays et des gares ?
Du moins as-tu cueilli l'ennui, puisqu'il est mûr,
Toi que voilà fumant de maussades cigares,
Noir, projetant une ombre absurde sur le mur ?
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Qu'en dis-tu
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Sagesse
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J'avais peiné comme Sisyphe
Et comme Hercule travaillé
Contre la chair qui se rebiffe.
J'avais lutté, j'avais baillé
Des coups à trancher des montagnes,
Et comme Achille ferraillé.
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J'avais peiné
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Sagesse
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Bon chevalier masqué qui chevauche en silence,
Le malheur a percé mon vieux coeur de sa lance.
Le sang de mon vieux coeur n'a fait qu'un jet vermeil
Puis s'est évaporé sur les Fleurs, au soleil.
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Bon chevalier masqué
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