Les Odes par Pierre de Ronsard - Les Odes un recueil de poésie par Pierre de Ronsard
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Les Odes
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Quand je suis vingt ou trente mois
Sans retourner en Vendômois,
Plein de pensées vagabondes,
Plein d'un remords et d'un souci,
Aux rochers je me plains ainsi,
Aux bois, aux antres et aux ondes.
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Quand je suis vingt ou trente mois
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Les Odes
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Pourtant, si j'ai le chef plus blanc
Que n'est d'un lis la Fleur éclose,
Et toi le visage plus franc
Que n'est le bouton d'une rose
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Odelette
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Les Odes
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Pourquoi, comme une jeune Poutre,
De travers guignes-tu vers moi ?
Pourquoi, farouche, fuis-tu outre,
Quand je veux approcher de toi ?
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Odelette à une jeune maîtresse
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Les Odes
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Ô Fontaine Bellerie,
Belle fontaine chérie
De nos Nymphes, quand ton eau
Les cache au creux de ta source,
Fuyantes le Satyreau,
Qui les pourchasse à la course
Jusqu'au bord de ton ruisseau,
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Ô Fontaine Bellerie
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Les Odes
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A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
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Mignonne, allons voir si la rose
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Les Odes
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J'ai l'esprit tout ennuyé
D'avoir trop étudié
Les Phénomènes d'Arate ;
Il est temps que je m'ébatte
Et que j'aille aux champs jouer.
Bons Dieux ! qui voudrait louer
Ceux qui, collés sus un Livre,
N'ont jamais souci de vivre ?
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J'ai l'esprit tout ennuyé
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Les Odes
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Nuit, des Amours ministre et sergente fidele
Des arrests de Venus, et des saintes lois d'elle,
Qui secrete acompaignes
L'impatient ami de l'heure acoutumée,
Ô l'aimée des Dieus, mais plus encore aimée
Des étoiles compaignes,
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Himne à la Nuit
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Les Odes
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L'inimitié que je te porte,
Passe celle, tant elle est forte,
Des aigneaux et des loups,
Vieille sorcîere deshontée,
Que les bourreaux ont fouëttée
Te honnissant de coups.
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Contre Denise Sorcière
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Les Odes
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Couché sous tes ombrages verts,
Gastine, je te chante
Autant que les Grecs, par leurs vers
La forêt d'Érymanthe :
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À la forêt de Gastine
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Les Odes
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Le jour pousse la nuit,
Et la nuit sombre
Pousse le jour qui luit
D'une obscure ombre.
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A Cupidon
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