Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos
Il m’amuse d’élire avec le seul génie
Une ruine, par mille écumes bénie
Sous l’hyacinthe, au loin, de ses jours triomphaux.
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Mes bouquins refermés
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À la nue accablante tu
Basse de basaltes et de laves
À même les échos esclaves
Par une trompe sans vertu
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A la nue accablante tu
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M’introduire dans ton histoire
C’est en héros effarouché
S’il a du talon nu touché
Quelque gazon de territoire
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M'introduire dans ton histoire
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Quelle soie aux baumes de temps
Où la Chimère s’exténue
Vaut la torse et native nue
Que, hors de ton miroir, tu tends !
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Quelle soie
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Une dentelle s’abolit
Dans le doute du Jeu suprême
À n’entr’ouvrir comme un blasphème
Qu’absence éternelle de lit.
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Une dentelle s'abolit
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Surgi de la croupe et du bond
D’une verrerie éphémère
Sans fleurir la veillée amère
Le col ignoré s’interrompt.
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Surgi de la croupe
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Tout Orgueil fume-t-il du soir,
Torche dans un branle étouffée
Sans que l’immortelle bouffée
Ne puisse à l’abandon surseoir !
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Tout orgueil
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Au seul souci de voyager
Outre une Inde splendide et trouble
-Ce salut soit le messager
Du temps, cap que ta poupe double
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Au seul souci de voyager
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Toute Aurore même gourde
À crisper un poing obscur
Contre des clairons d’azur
Embouchés par cette sourde
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Hommage "Toute aurore..."
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Le silence déjà funèbre d’une moire
Dispose plus qu’un pli seul sur le mobilier
Que doit un tassement du principal pilier
Précipiter avec le manque de mémoire.
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Hommage
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Le noir roc courroucé que la bise le roule
Ne s’arrêtera ni sous de pieuses mains
Tâtant sa ressemblance avec les maux humains
Comme pour en bénir quelque funeste moule.
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Tombeau
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Le temple enseveli divulgue par la bouche
Sépulcrale d’égout bavant boue et rubis
Abominablement quelque idole Anubis
Tout le museau flambé comme un aboi farouche
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Le tombeau de Baudelaire
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Tel qu’en Lui-même enfin l’éternité le change,
Le Poëte suscite avec un glaive nu
Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
Que la mort triomphait dans cette voix étrange !
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Le tombeau d'Edgar Poe
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Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
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Ses purs ongles très haut
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Victorieusement fui le suicide beau
Tison de gloire, sang par écume, or, tempête !
O rire si là-bas une pourpre s’apprête
À ne tendre royal que mon absent tombeau.
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Victorieusement fui
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Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !
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Le vierge le vivace
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Quand l’Ombre menaça de la fatale loi,
Tel vieux Rêve, désir et mal de mes vertèbres,
Affligé de périr sous les plafonds funèbres
Il a ployé son aile indubitable en moi.
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Quand l'ombre menaça
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I
Quelconque une Solitude
Sans le cygne ni le quai
Mire sa désuétude
Au regard que j’abdiquai
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Petit Air I et II
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Pas les rafales à propos
De rien comme occuper la rue
Sujette au noir vol de chapeaux ;
Mais une danseuse apparue
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Billet
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I
(le Savetier)
Hors de la poix rien à faire
Le lys naît blanc, comme odeur
Simplement je le préfère
À ce bon raccommodeur.
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Chanson bas
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A des heures et sans que tel souffle l’émeuve
Toute la vétusté presque couleur encens
Comme furtive d’elle et visible je sens
Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve
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Remémoration d’amis belges
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pour des Esseintes
Hyperbole ! de ma mémoire
Triomphalement ne sais-tu
Te lever, aujourd’hui grimoire
Dans un Livre de fer vêtu :
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Prose
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Ô de notre Bonheur, toi, le fatal emblème !
Salut de la démence et libation blême,
Ne crois pas qu’au magique espoir du corridor
J’offre ma coupe vide où souffre un monstre d’or !
Ton apparition ne va pas me suffire :
Car je t’ai mis, moi-même, en un lieu de porphyre.
Le rite est pour les mains d’éteindre le flambeau
Contre le fer épais des portes du tombeau :
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Toast funèbre
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À la fenêtre recelant
Le santal vieux qui se dédore
De sa viole étincelant
Jadis avec flûte ou mandore,
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Sainte
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