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Emaux et camées
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Les mouettes volent et jouent ;
Et les blancs coursiers de la mer,
Cabrés sur les vagues, secouent
Leurs crins échevelés dans l'air.
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Tristesse en mer
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Emaux et camées
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De leur col blanc courbant les lignes,
On voit dans les Contes du Nord,
Sur le vieux Rhin, des Femmes-cygnes
Nager en chantant près du bord,
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Symphonie en blanc majeur
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Emaux et camées
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A travers la folle risée
Que Saint-Marc renvoie au Lido,
Une gamme monte en fusée,
Comme au clair de lune un jet d'eau...
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Sur le Carnaval de Venise 4-Clair de lune sentimental
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Emaux et camées
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Venise pour le bal s'habille.
De paillettes tout étoilé,
Scintille, fourmille et babille
Le carnaval bariolé.
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Sur le Carnaval de Venise 3-Carnaval
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Emaux et camées
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Tra la, tra la, la, la, la laire !
Qui ne connaît pas ce motif ?
A nos mamans il a su plaire,
Tendre et gai, moqueur et plaintif :
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Sur le Carnaval de Venise 2-Sur les lagunes
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Emaux et camées
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Il est un vieil air populaire
Par tous les violons raclé,
Aux abois des chiens en colère
Par tous les orgues nasillé.
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Sur le Carnaval de Venise 1-Dans la rue
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Emaux et camées
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enfant aux airs d'impératrice,
Colombe aux regards de faucon,
Tu me hais, mais c'est mon caprice,
De me planter sous ton balcon.
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Rondalla
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Emaux et camées
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Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les Hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.
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Premier sourire du printemps
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Emaux et camées
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Plaintive tourterelle,
Qui roucoules toujours,
Veux-tu prêter ton aile
Pour servir mes Amours !
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Plaintive tourterelle
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Emaux et camées
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Pour que je t'Aime, ô mon poëte,
Ne fais pas fuir par trop d'ardeur
Mon Amour, colombe inquiète,
Au ciel rose de la pudeur.
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Odelette anacréontique
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Emaux et camées
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Le ciel est noir, la terre est blanche ;
- Cloches, carillonnez gaîment ! -
Jésus est né ; - la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
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Noël
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Emaux et camées
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Au mois d'avril, la terre est rose,
Comme la jeunesse et l'Amour ;
Pucelle encore, à peine elle ose
Payer le Printemps de retour.
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Lied
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Emaux et camées
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La petite Marie est morte,
Et son cercueil est si peu long
Qu'il tient sous le bras qui l'emporte
Comme un étui de violon.
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Les joujoux de la morte
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Emaux et camées
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Ravivant les langueurs nacrées
De tes yeux battus et vainqueurs,
En mèches de parfum lustrées
Se courbent deux accroche-coeurs.
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Les accroche-coeurs
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Emaux et camées
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Biorn, étrange cénobite,
Sur le plateau d'un roc pelé,
Hors du temps et du monde, habite
La tour d'un burg démantelé.
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Le souper des armures
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Emaux et camées
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Marbre de Paros
Un jour, au doux rêveur qui l'Aime,
En train de montrer ses trésors,
Elle voulut lire un poème,
Le poème de son beau corps.
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Le poème de la femme
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Emaux et camées
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Le monde est méchant, ma petite :
Avec son sourire moqueur
Il dit qu'à ton côté palpite
Une montre en place de coeur.
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Le monde est méchant
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Emaux et camées
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Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d'espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.
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Le merle
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Emaux et camées
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La main au front, le pied dans l'âtre,
Je songe et cherche à revenir,
Par delà le passé grisâtre,
Au vieux château du Souvenir.
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Le château du Souvenir
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Emaux et camées
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Tout près du lac filtre une source,
Entre deux pierres, dans un coin ;
Allègrement l'eau prend sa course
Comme pour s'en aller bien loin.
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La source
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Emaux et camées
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La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.
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La rose-thé
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Emaux et camées
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A l'horizon monte une nue,
Sculptant sa forme dans l'azur :
On dirait une vierge nue
Emergeant d'un lac au flot pur.
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La nue
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Emaux et camées
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Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L'aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure... une heure après.
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La montre
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Emaux et camées
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Sur les tuiles où se hasarde
Le chat guettant l'oiseau qui boit,
De mon balcon une mansarde
Entre deux tuyaux s'aperçoit.
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La mansarde
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Emaux et camées
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Caprice d'un pinceau fantasque
Et d'un impérial loisir,
Votre fellah, sphinx qui se masque,
Propose une énigme au désir.
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La fellah
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Emaux et camées
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Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ;
Les cochers, transis sur leur siège,
Ont le nez bleu.
Par ce vilain soir de décembre,
Qu'il ferait bon garder la chambre,
Devant son feu !
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La bonne soirée
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Emaux et camées
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Sur cette place je m'ennuie,
Obélisque dépareillé ;
Neige, givre, bruine et pluie
Glacent mon flanc déjà rouillé ;
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L'obélisque de Paris
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Emaux et camées
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Je veille, unique sentinelle
De ce grand palais dévasté,
Dans la Solitude éternelle,
En face de l'immensité.
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L'obélisque de Luxor
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Emaux et camées
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Un aveugle au coin d'une borne,
Hagard comme au jour un hibou,
Sur son flageolet, d'un air morne,
Tâtonne en se trompant de trou,
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L'aveugle
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Emaux et camées
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Oui, l'oeuvre sort plus belle
D'une forme au travail
Rebelle,
Vers, marbre, onyx, émail.
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L'art
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Emaux et camées
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Là-bas, sous les arbres s'abrite
Une chaumière au dos bossu ;
Le toit penche, le mur s'effrite,
Le seuil de la porte est moussu.
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Fumée
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Emaux et camées
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I
Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons,
L'Hiver exécute son thème
Dans le quatuor des saisons.
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Fantaisies d'hiver
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Emaux et camées
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Tout Amoureux, de sa maîtresse,
Sur son coeur ou dans son tiroir,
Possède un gage qu'il caresse
Aux jours de regret ou d'espoir.
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Diamant du coeur
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Emaux et camées
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Voilà longtemps que je vous Aime :
- L'aveu remonte à dix-huit ans ! -
Vous êtes rose, je suis blême ;
J'ai les hivers, vous les printemps.
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Dernier voeu
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Emaux et camées
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Quand je mourrai, que l'on me mette,
Avant de clouer mon cercueil,
Un peu de rouge à la pommette,
Un peu de noir au bord de l'oeil.
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Coquetterie posthume
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Emaux et camées
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On voit dans le Musée antique,
Sur un lit de marbre sculpté,
Une statue énigmatique
D'une inquiétante beauté.
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Contralto
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Emaux et camées
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chanson d'automne
Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !
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Ce que disent les hirondelles
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Emaux et camées
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Carmen est maigre - un trait de bistre
Cerne son oeil de gitana ;
Ses cheveux sont d'un noir sinistre ;
Sa peau, le diable la tanna.
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Carmen
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Emaux et camées
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On admire les Fleurs de serre
Qui loin de leur soleil natal,
Comme des joyaux mis sous verre,
Brillent sous un ciel de cristal.
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Camélia et Pâquerette
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Emaux et camées
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Une Femme mystérieuse,
Dont la beauté trouble mes sens,
Se tient debout, silencieuse,
Au bord des flots retentissants.
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Caerulei oculi
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Emaux et camées
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Le squelette était invisible,
Au temps heureux de l'Art païen ;
L'Homme, sous la forme sensible,
Content du beau, ne cherchait rien.
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Bûchers et tombeaux
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Emaux et camées
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Mes colonnes sont alignées
Au portique du feuilleton ;
Elles supportent résignées
Du journal le pesant fronton.
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Après le feuilleton
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Emaux et camées
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J'Aime ton nom d'Apollonie,
Echo grec du sacré vallon,
Qui, dans sa robuste harmonie,
Te baptise soeur d'Apollon.
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Apollonie
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Emaux et camées
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Madrigal panthéiste
Dans le fronton d'un temple antique,
Deux blocs de marbre ont, trois mille ans,
Sur le fond bleu du ciel attique
Juxtaposé leurs rêves blancs ;
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Affinités secrètes
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Emaux et camées
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Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !
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A une robe rose
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