poésie poésie poésie poésie
Poésie Citation
Poésie
Photos Poètiques
Spectacle culture
Biographie
Biographie
Auteur écrivain 20ème siècle
Poésie du 20 ème siècle
Auteur écrivain 19ème siècle
Poésie du 19 ème siècle
Pièces de Théâtre
Le Théâtre
Poésies 16ème
poésie ancienne
Poésie du 16ème siècle
Poésie du 17ème siècle
Poésie du 18ème siècle
Poésie anglo-saxonne
Poeme turc
poésie brésilienne
Blagues
Blague

Poésie arrow Poésie du 19 ème siècle arrow Théophile Gautier arrow Vieux de la vieille
Nos Partenaires
 
Facebook Poésie Citation
 twitter Poésie Citation feed
Fables
Fables Jean De La Fontaine
Poèmes
blog poeme
Poésie contemporaine
Forum Poesie
Concours poésie
Philosophie
Proverbe -Proverbes
Proverbe
Dictons
Dicton Dictons
Citations
Citation Citations
Soumettre une citation
Citation People
L'amour
Amour
Enfants
Enfant
halloween
Noël
Messages du forum
Salade
France 12-02-12
Re:Une idée de décoration de votre plat...
Paris 10-02-12
Re:La lavande, un trésor de bienfaits
Paris 10-02-12
Re:Les Cheveux
Paris 10-02-12
Re:Les Cheveux
Paris 10-02-12
slam de poésie
pilote le hot
poésie citation
Les partenaires
Plan du site
Chercher ?
 
Poesie citation flux RSS
www.poesie-citation.fr

Vieux de la vieille

Appréciation des utilisateurs: / 3
FaibleMeilleur 
15 décembre

Par l'ennui chassé de ma chambre,
J'errais le long du boulevard :
IL faisait un temps de décembre,
Vent froid, fine pluie et brouillard ;

Et là je vis, spectacle étrange,
Échappés du sombre séjour,
Sous la bruine et dans la fange,
Passer des spectres en plein jour.

Pourtant c'est la nuit que les ombres,
Par un clair de lune allemand,
Dans les vieilles tours en décombres,
Reviennent ordinairement ;

C'est la nuit que les Elfes sortent
Avec leur robe humide au bord,
Et sous les nénuphars emportent
Leur valseur de fatigue mort ;

C'est la nuit qu'a lieu la revue
Dans la ballade de Zedlitz,
Où l'Empereur, ombre entrevue,
Compte les ombres d'Austerlitz.

Mais des spectres près du Gymnase,
A deux pas des Variétés,
Sans brume ou linceul qui les gaze,
Des spectres mouillés et crottés !

Avec ses dents jaunes de tartre,
Son crâne de mousse verdi,
A Paris, boulevard Montmartre,
Mob se montrant en plein midi !

La chose vaut qu'on la regarde :
Trois fantômes de vieux grognards,
En uniformes de l'ex-garde,
Avec deux ombres de hussards !

On eût dit la lithographie
Où, dessinés par un rayon,
Les morts, que Raffet déifie,
Passent, criant : Napoléon !

Ce n'était pas les morts qu'éveille
Le son du nocturne tambour,
Mais bien quelques vieux de la vieille
Qui célébraient le grand retour.

Depuis la suprême bataille,
L'un a maigri, l'autre a grossi ;
L'habit jadis fait à leur taille,
Est trop grand ou trop rétréci.

Nobles lambeaux, défroque épique,
Saints haillons, qu'étoile une croix,
Dans leur ridicule héroïque
Plus beaux que des manteaux de rois !

Un plumet énervé palpite
Sur leur kolbach fauve et pelé ;
Près des trous de balle, la mite
A rongé leur dolman criblé ;

Leur culotte de peau trop large
Fait mille plis sur leur fémur ;
Leur sabre rouillé, lourde charge,
Creuse le sol et bat le mur ;

Ou bien un embonpoint grotesque,
Avec grand'peine boutonné,
Fait un poussah, dont on rit presque,
Du vieux héros tout chevronné.

Ne les raillez pas, camarade ;
Saluez plutôt chapeau bas
Ces Achilles d'une Iliade
Qu'Homère n'inventerait pas.

Respectez leur tête chenue !
Sur leur front par vingt cieux bronzé,
La cicatrice continue
Le sillon que l'âge a creusé.

Leur peau, bizarrement noircie,
Dit l'Égypte aux soleils brûlants ;
Et les neiges de la Russie
Poudrent encor leurs cheveux blancs.

Si leurs mains tremblent, c'est sans doute
Du froid de la Bérésina ;
Et s'ils boitent, c'est que la route
Est longue du Caire à Wilna ;

S'ils sont perclus, c'est qu'à la guerre
Les drapeaux étaient leurs seuls draps ;
Et si leur manche ne va guère,
C'est qu'un boulet a pris leur bras.

Ne nous moquons pas de ces Hommes
Qu'en riant le gamin poursuit ;
Ils furent le jour dont nous sommes
Le soir et peut-être la nuit.

Quand on oublie, ils se souviennent !
Lancier rouge et grenadier bleu,
Au pied de la colonne, ils viennent
Comme à l'autel de leur seul dieu.

Là, fiers de leur longue souffrance,
Reconnaissants des maux subis,
Ils sentent le coeur de la France
Battre sous leurs pauvres habits.

Aussi les pleurs trempent le rire
En voyant ce saint carnaval,
Cette mascarade d'empire
Passer comme un matin de bal ;

Et l'aigle de la grande armée
Dans le ciel qu'emplit son essor,
Du fond d'une gloire enflammée,
Étend sur eux ses ailes d'or !


Commenter
Flux RSS des commentaires

Commenter
  • Les messages comportant des attaques verbales contre les personnes seront supprimés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
  • Le site est maintenant en Dofollow les commentaires doivent être argumentés et valables.
  • Pour qu'un commentaire soit validé, pas de commentaire du type : super poème merci ....
Nom
E-mail
Site web
Titre
BBCode:Web AddressEmail AddressLoad Image from WebBold TextItalic TextUnderlined TextQuoteCodeOpen ListList ItemClose List
Commentaire

Code:* Code
Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront

 
Suivant >
 

© 2012

 

Parcourez les thèmes de poésie et citations les plus consultés

L'Amour, Aimer, Citation séduction, Saint Valentin, Homme, Femme, Poésie contemporaine, Poésie anglaise, Poésie brésilienne, Poésie ancienne,

Poésie 16ème siècle, Poésie 17ème siècle, Poésie 18ème siècle, Poésie 19ème siècle, Poésie 20ème siècle.

Réalisation Joomla