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Les chansons des rues et des bois
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Une querelle. Pourquoi ?
Mon Dieu, parce qu'on s'adore.
À peine s'est-on dit Toi
Que Vous se hâte d'éclore.
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Rosa fâchée
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Les chansons des rues et des bois
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Quand les guignes furent mangées,
Elle s'écria tout à coup :
J'aimerais bien mieux des dragées.
Est-il ennuyeux, ton Saint-Cloud !
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Quand les guignes furent mangées,
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Les chansons des rues et des bois
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C'est la jeunesse et le matin.
Vois donc, ô ma belle farouche,
Partout des perles : dans le thym,
Dans les roses, et dans ta bouche.
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Printemps
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Les chansons des rues et des bois
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Les enfants lisent, troupe blonde ;
Ils épellent, je les entends ;
Et le maître d'école gronde
Dans la lumière du printemps.
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Les enfants lisent, troupe blonde
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Les chansons des rues et des bois
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I
Aux champs, compagnons et compagnes !
Fils, j'élève à la dignité
De géorgiques les campagnes
Quelconques où flambe l'été !
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Le poète bat aux champs
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Les chansons des rues et des bois
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Dieu prit sa plus molle argile
Et son plus pur kaolin,
Et fit un bijou fragile,
Mystérieux et câlin.
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Le doigt de la femme
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Les chansons des rues et des bois
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La nature est pleine d'Amour,
Jeanne, autour de nos humbles joies ;
Et les Fleurs semblent tour à tour
Se dresser pour que tu les voies.
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La nature est pleine d amour
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Les chansons des rues et des bois
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Le lion dort, seul sous sa voûte.
Il dort de ce puissant sommeil
De la sieste, auquel s'ajoute,
Comme un poids sombre, le soleil.
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La méridienne du lion
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Les chansons des rues et des bois
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Autrefois inséparables,
Et maintenant séparés.
Gaie, elle court dans les prés,
La belle aux chants adorables ;
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L oubli
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Les chansons des rues et des bois
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Aux environs de Paris
Midi chauffe et sèche la mousse ;
Les champs sont pleins de tambourins ;
On voit dans une lueur douce
Des groupes vagues et sereins.
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Jour de fête
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Les chansons des rues et des bois
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Midi chauffe et sème la mousse ;
Les champs sont pleins de tambourins ;
On voit dans une lueur douce
Des groupes vagues et sereins.
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Jour de fête aux environs de Paris
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Les chansons des rues et des bois
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Jeanne chante ; elle se penche
Et s'envole ; elle me plaît ;
Et, comme de branche en branche,
Va de couplet en couplet.
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Jeanne chante ; elle se penche
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Les chansons des rues et des bois
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Je ne me mets pas en peine
Du clocher ni du beffroi ;
Je ne sais rien de la reine,
Et je ne sais rien du roi ;
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Je ne me mets pas en peine
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Les chansons des rues et des bois
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Au poète Mérante
I
ami, viens me rejoindre.
Les bois sont innocents.
Il est bon de voir poindre
L'aube des paysans.
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Fuite en Sologne
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Les chansons des rues et des bois
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PREMIERE LETTRE
Puisque nous avons seize ans,
Vivons, mon vieux camarade,
Et cessons d'être innocents ;
Car c'est là le premier grade.
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En sortant du collège
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Les chansons des rues et des bois
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I
Je suis triste quand je vois l'Homme.
Le vrai décroît dans les esprits.
L'ombre qui jadis noya Rome
Commence à submerger Paris.
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Ecrit en 1827
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Les chansons des rues et des bois
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Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les Fleurs.
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Depuis six mille ans la guerre
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Les chansons des rues et des bois
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A Mérante
Au printemps, quand les nuits sont claires,
Quand on voit, vagues tourbillons,
Voler sur les fronts les chimères
Et dans les Fleurs les papillons,
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A propos de dona Rosa
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Les chansons des rues et des bois
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L'Amour, panique
De la raison,
Se communique
Par le frisson.
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A la belle impérieuse
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Les chansons des rues et des bois
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Ces lieux sont purs ; tu les complètes.
Ce bois, loin des sentiers battus,
Semble avoir fait des violettes,
Jeanne, avec toutes tes vertus.
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A Jeanne
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Les chansons des rues et des bois
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I
Ce petit bonhomme bleu
Qu'un souffle apporte et remporte,
Qui, dès que tu dors un peu,
Gratte de l'ongle à ta porte,
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A dona Rosita Rosa
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