poésie poésie poésie poésie
Poésie Citation
Poésie
Photos Poètiques
Spectacle culture
Biographie
Biographie
Auteur écrivain 20ème siècle
Poésie du 20 ème siècle
Auteur écrivain 19ème siècle
Poésie du 19 ème siècle
Pièces de Théâtre
Le Théâtre
Poésies 16ème
poésie ancienne
Poésie du 16ème siècle
Poésie du 17ème siècle
Poésie du 18ème siècle
Poésie anglo-saxonne
Poemes turcs
poésie brésilienne
Blagues
Blague

Poésie arrow Poésie du 19 ème siècle arrow Victor Hugo arrow Les grands corps de l état
Nos Partenaires
 
Facebook Poésie Citation
 twitter Poésie Citation feed
Fables Romans
Fables Jean De La Fontaine
Romans Livres
Poèmes
blog poeme
Poésie contemporaine
Forum Poesie
Concours poésie
Philosophie
Proverbe -Proverbes
Proverbe
Dictons
Dicton Dictons
Citations
Citation Citations
Soumettre une citation
Citation People
L'amour
Amour
Enfants
Enfant
halloween
Noël
Messages du forum
Le masque
julie 18-05-12
Re:Poésies pour brûleur !
charlotte 17-05-12
Re:Poésies pour brûleur !
julie 17-05-12
Re:Sensualité
julie 17-05-12
Re:Reveil
julie 17-05-12
slam de poésie
pilote le hot
poésie citation
Les partenaires
Plan du site
Chercher ?
 
Poesie citation flux RSS
www.poesie-citation.fr

Les grands corps de l état

Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 


Ces Hommes passeront comme un ver sur le sable.
Qu’est-ce que tu ferais de leur sang méprisable ?
Le dégoût rend clément.
Retenons la colère âpre, ardente, électrique.
Peuple, si tu m’en crois, tu prendras une trique
Au jour du châtiment.
 
Ô de Soulouque-deux burlesque cantonade !
Ô ducs de Trou-Bonbon, marquis de Cassonade,
Souteneurs du larron,
Vous dont la Poésie, ou sublime ou mordante,
Ne sait que faire, gueux, trop grotesques pour Dante,
Trop sanglants pour Scarron,
 
Ô jongleurs, noirs par l’âme et par la servitude,
Vous vous imaginez un lendemain trop rude,
Vous êtes trop tremblants,
Vous croyez qu’on en veut, dans l’exil où nous sommes,
À cette peau qui fait qu’on vous prend pour des hommes ;
Calmez-vous, nègres blancs !
 
Cambyse, j ’en conviens, eût eu ce cœur de roche
De faire asseoir Troplong sur la peau de Baroche ;
Au bout d’un temps peu long,
Il eût crié : cet autre est pire ! qu’on l’étrangle !
Et, j ’en conviens encore, eût fait asseoir Delangle
Sur la peau de Troplong.
 
Cambyse était stupide et digne d’être auguste ;
Comme s’il suffisait pour qu’un être soit juste,
Sans vices. sans orgueil,
Pour qu’il ne soit pas traître à la loi, ni transfuge,
Que d’une peau de tigre ou d’une peau de juge
On lui fasse un fauteuil !
 
Toi. peuple, tu diras : - ces hommes se ressemblent.
Voyons les mains, - et tous trembleront comme tremblent
Les loups pris aux filets.
Bon. Les uns ont du sang, qu’au bagne on les écroue,
A la chaîne ! Mais ceux qui n’ont que de la boue,
Tu leur diras : - Valets !
 
La loi râlait, ayant en vain crié : main-forte !
Vous avez partagé les habits de la morte.
Par César achetés,
De tous nos droits livrés vous avez fait des ventes ;
Toutes ses trahisons ont trouvé pour servantes
Toutes vos lâchetés !
 
Allez, fuyez, vivez ! pourvu que, mauvais prêtre,
Mauvais juge, on vous voie en vos trous disparaître,
Rampant sur vos genoux,
Et qu’il ne reste rien, sous les cieux que Dieu dore,
Sous le splendide azur où se lève l’aurore,
Rien de pareil à vous !
 
Vivez, si vous pouvez ! l’opprobre est votre asile.
Vous aurez à jamais, toi. cardinal Basile,
Toi, sénateur Crispin,
De quoi boire et manger dans vos fuites lointaines
Si le mépris se boit comme l’eau des fontaines,
Si la honte est du pain !
 
Peuple, alors nous prendrons au collet tous ces drôles,
Et tu les jetteras dehors par les épaules
À grands coups de bâton ;
Et dans le Luxembourg, blancs sous les branches d’arbre,
Vous nous approuverez de vos têtes de marbre,
Ô Lycurgue, ô Caton !
 
Citoyens ! le néant pour ces laquais se rouvre ;
Qu’importe, ô citoyens ! l’abjection les couvre
De son manteau de plomb.
Qu’importe que le soir, un passant Solitaire,
Voyant un récureur d’égouts sortir de terre,
Dise : tiens ! c’est Troplong !
 
Qu’importe que Rouher sur le Pont-Neuf se carre,
Que Baroche et Delangle. en quittant leur simarre,
Prennent des tabliers,
Qu’ils s’offrent pour trois sous, oubliés quoiqu’infâmes,
Et qu’ils aillent, après avoir sali leurs âmes,
Nettoyer vos souliers !



Commenter
Flux RSS des commentaires

Commenter
  • Les messages comportant des attaques verbales contre les personnes seront supprimés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
  • Le site est maintenant en Dofollow les commentaires doivent être argumentés et valables.
  • Pour qu'un commentaire soit validé, pas de commentaire du type : super poème merci ....
Nom
E-mail
Site web
Titre
BBCode:Web AddressEmail AddressLoad Image from WebBold TextItalic TextUnderlined TextQuoteCodeOpen ListList ItemClose List
Commentaire

Code:* Code
Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront

 
< Précédent   Suivant >
 

© 2012

 

Parcourez les thèmes de poésie et citations les plus consultés

L'Amour, Aimer, Citation séduction, Saint Valentin, Homme, Femme, Poésie contemporaine, Poésie anglaise, Poésie brésilienne, Poésie ancienne,

Poésie 16ème siècle, Poésie 17ème siècle, Poésie 18ème siècle, Poésie 19ème siècle, Poésie 20ème siècle.

Réalisation Joomla