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Traductions d’Horace
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Le Zéphir a chassé du ciel les noirs nuages ;
On a remis à flot les carènes des plages :
Le rigoureux hiver fait place au doux printemps.
Déjà, le laboureur ne veille plus à l’âtre,
Et le libre troupeau gambade autour du pâtre ;
La blancheur du frimas n’attriste plus les champs.
Sous le croissant d’argent, les Nymphes jamais lasses
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À Sestius
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Traductions d’Horace
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Souviens-toi, Dellius, dans l’épreuve et la peine,
Dans les félicités que le sort peut offrir,
De conserver une âme également sereine,
Car il te faut mourir ;
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À Dellius
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Traductions d’Horace
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Modulés sur un rythme à nul autre emprunté,
Mes chants retentiront dans la postérité ;
L’Aufide l’a promis à mon heureuse aurore :
Je suis né près des flots dont le fracas sonore,
Dans le déclin des jours par la brise emporté,
Des horizons lointains emplit l’immensité.
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À Lollius
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Traductions d’Horace
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Leuconoë, ne cherche pas à deviner
Quelle fin les dieux ont bien pu nous destiner :
Le savoir ne ferait le bonheur de personne ;
N’interroge pas les calculs de Babylone.
Oh ! qu’il serait préférable de s’incliner,
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À Leuconoë
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Les Étoiles filantes
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Les aigles ont des ailes
Pour enivrer d’azur leurs libres majestés ;
Pour mettre plus de feu céleste en leurs prunelles
Et pour régner en paix dans les immensités,
Les aigles ont des ailes !
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Chanson
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Les Étoiles filantes
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Voici les jours où les pommiers
S’éveillent dans leur neige rose ;
L’aube des soleils printaniers
Caresse la splendeur des roses ;
L’azur immaculé des cieux,
Par l’onde calme est reflété...
Et les beaux oiseaux amoureux
Vont chanter.
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Fantaisie
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Les Étoiles filantes
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Vous portiez à ce bal les deux plus belles roses ;
En les entrelaçant dans l’or de vos cheveux,
Naïf, je leur avais confié les aveux
Lâchement retenus entre mes lèvres closes.
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Larmes d’en haut
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Les Étoiles filantes
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Je sais combien vaine est l’image
Que l’illusion du décor
Prête au fantastique nuage,
Dans le lointain des couchants d’’or ;
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Dans le lointain
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Les Étoiles filantes
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Éternel souvenir d’une époque trop brève,
Tu m’as bien fait pleurer ! ― Au bord du lac dormant,
Jouvenceaux, nous avions, dans l’ivresse du rêve,
Engagé nos deux cœurs par un même serment.
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Mortuae, moriturus
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Les Étoiles filantes
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Vers accompagnant l’envoi d’un portrait.
Voilà votre portrait. C’est votre grâce altière,
C’est votre beauté grecque, en la pâle lumière
Filtrée à travers l’or d’un vieux vitrail flamand ;
De longs et chauds rayons caressent doucement
Votre lèvre entr’ouverte où flotte la parole,
Et font de vos cheveux une blonde auréole ;
L’étincelle amoureuse illumine vos yeux,
Vos yeux doux et troublants, vos yeux mystérieux
Dont le regard se perd dans l’infini du rêve.
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Ce qui demeure
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Les Étoiles filantes
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Rose est morte ! La fleur de sa lèvre est fanée.
Oh ! le cortège en cette allée où les lilas,
Témoins de notre amour au printemps de l’année.
Penchaient sur son cercueil leur front lourd de verglas !
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La Mort de Rose
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Les Étoiles filantes
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I
Nous nous étions connus tout petits à l’école.
Comme son père était de mon père voisin,
Nous partions tous les deux sac au dos le matin
Nos têtes s’encadraient d’une même auréole.
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Premier amour
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