Poésies et poèmes de Leconte De Lisle - Charles-Marie Leconte De Lisle Charles Marie René Leconte de Lisle
Charles Marie René Leconte de Lisle connu sous le nom de Leconte de Lisle est né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul dans l’Île Bourbon et est mortà Voisins le 17 juillet 1894. Leconte de Lisle est un poète français du 19ème siècle.
Charles Marie René Leconte de Lisle
Son oeuvre pétique est essentiellement basé sur trois recueils de poésie :
les Poèmes antiques publié en 1852
les Poèmes barbares publié en 1862
les Poèmes tragiques en 1884
Leconte de Lisle fait parti du mouvement poétique des parnassiens.
poésie et poèmes de Leconte de Lisle
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Poèmes barbares
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Voici. Qaïn errait sur la face du monde.
Dans la terre muette Ève dormait, et Seth,
Celui qui naquit tard, en Hébron grandissait.
Comme un arbre feuillu, mais que le temps émonde,
Adam, sous le fardeau des siècles, languissait.
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La fin de l'homme
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Poèmes barbares
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Un beau soir revêt de chaudes couleurs
Les massifs touffus pleins d'oiseaux siffleurs
Qui, las de chansons, de jeux, de querelles,
Le col sous la plume, et près de dormir,
Écoutent encor doucement frémir
L'onde aux gerbes grêles.
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La fille de l'émyr
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Poèmes barbares
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Un long silence pend de l'immobile nue.
La neige, bossuant ses plis amoncelés,
Linceul rigide, étreint les océans gelés.
La face de la terre est absolument nue.
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La dernière vision
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Poèmes barbares
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Tombez, ô perles dénouées,
Pâles étoiles, dans la mer.
Un brouillard de roses nuées
Émerge de l'horizon clair ;
À l'Orient plein d'étincelles
Le vent joyeux bat de ses ailes
L'onde que brode un vif éclair.
Tombez, ô perles immortelles,
Pâles étoiles, dans la mer.
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La chute des étoiles
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Poèmes barbares
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Derrière les coteaux stériles de Kobbé
Comme un bloc rouge et lourd le soleil est tombé ;
Un vol de vautours passe et semble le poursuivre.
Le ciel terne est rayé de nuages de cuivre ;
Et de sombres lueurs, vers l'Est, traînent encor,
Pareilles aux lambeaux de quelque robe d'or.
Le rugueux Sennaar, jonché de pierres rousses
Qui hérissent le sable ou déchirent les mousses,
A travers la vapeur de ses marais malsains
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L'oasis
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Poèmes barbares
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La nue était d'or pâle, et, d'un ciel doux et frais,
Sur les jaunes bambous, sur les rosiers épais,
Sur la mousse gonflée et les safrans sauvages,
D'étroits rayons filtraient à travers les feuillages.
Un arome léger d'herbe et de Fleurs montait ;
Un murmure infini dans l'air subtil flottait :
Choeur des Esprits cachés, âmes de toutes choses,
Qui font chanter la source et s'entr'ouvrir les roses ;
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L'aurore
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Poèmes barbares
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Si nous vivions au siècle où les Dieux éphémères
Se couchaient pour mourir avec le monde ancien,
Et, de l'Homme et du ciel détachant le lien,
Rentraient dans l'ombre auguste où résident les Mères ;
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L'anathème
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Poèmes barbares
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L'Ecclésiaste a dit : Un chien vivant vaut mieux
Qu'un lion mort. Hormis, certes, manger et boire,
Tout n'est qu'ombre et fumée. Et le monde est très vieux,
Et le néant de vivre emplit la tombe noire.
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L'Ecclésiaste
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Poèmes barbares
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Si nous vivions au siècle où les Dieux éphémères
Se couchaient pour mourir avec le monde ancien,
Et, de l'Homme et du ciel détachant le lien,
Rentraient dans l'ombre auguste où résident les Mères ;
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L'anathème
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Poèmes barbares
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Les moines, à pas lents, derrière le Prieur
Qui portait le ciboire et les huiles mystiques,
Rentrèrent, deux à deux, au cloître intérieur,
Troupeau d'ombres, le long des arcades gothiques.
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L'agonie d'un saint
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Poèmes barbares
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Mieux que l'aigle chasseur, familier de la nue,
Homme ! monte par bonds dans l'air resplendissant.
La vieille terre, en bas, se tait et diminue.
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In excelsis
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Poèmes barbares
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L'universelle mort ressemble au flux marin
Tranquille ou furieux, n'ayant hâte ni trêve,
Qui s'enfle, gronde, roule et va de grève en grève,
Et sur les hauts rochers passe soir et matin.
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Fiat nox
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