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Dans nos tiroirs se légifèrent les passions
Feu d’intention où les leurres se perdent
Je fouille l’absence ancienne, l’exode
Un disque rayé implore mon attention
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le disque
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Un Homme assied son âge empirique
Il remonte une sente métaphysique
L’éclat de ses années a succombé
Il s’est terni dans l’ombre glacée
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visage
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Le voile invoque
les affres du désir
Approche distante d’une sourde fascination Les yeux
errent éperdus dans leur contemplation Attentifs, aux rites palpables de ce
plaisir
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le voile impudique
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je vis le clair de lune ambrer l’éternité
et des étoiles gracieuses filer le charme
je vis le ciel somnoler, d’une journée lassé
mercenaire d’un été qui prenait les armes
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clair de lune
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Habiles à s’envoler vers des paroles effrénées Insolents
ils s’attardent au creux des silences vaincus
Ombrés d’assuidité ils s’ingèrent dans des phrases fatiguées
Le sens se meut et le ton s’acquiert ardu
Les mots s’épongent le front, canicule, ou relent de peur ?
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les mots
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Feu mes jeunes années ont brûlé leurs étés
Qu’il me souvienne d’une note fugace
Jouée par un piano impétueux et juvénile
La colonie abhorrée d’un sceau brisa la glace
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la note effacée
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LES BOTTES AUX SEMELLE DE VENT1 extrait des livrets de remy
Il existe quelque part en chine une montagne où la brume est éternelle
Cette montagne se nomme CHOUNG on raconte que la nuit venue des esprits hantent
Cette
montagne un peu hallucinée. Un jour un voyageur exténué s’arrêta au
pied de CHOUNG afin de se reposer il but l’eau d’une source qui coulait
silencieuse agrémentée
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les bottes aux semelles de vent
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Une herbe folle grimpait les murs fissurés
D’une demeure sise rue des éperviers
Cette herbe folle s’essoufflait sur les espaliers
Un lierre sage, grave observait l’écervelée
Où courez vous ma mie le soleil s’agace
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conte l'herbe folle et le lierre
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Un ballon saturée d’indigence se morfond
Délaissé dans une salle de bal il tapisse son ennui
De rêves chevaleresques, d’une geste il serait le héros
Le soir se plaît à disculper l’ordonnance de sa vie
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le rêve du petit ballon
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Le soir blêmit le séjour des meubles
Dissipée la clarté disparaît hâtive
Mon regard hypnotise le vide, fatigue
Somnolence virtuelle, mes yeux se cillent
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la vieille clé
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Des roses rouges celles qui effeuillent l’ardeur
Je les déposerai sur le portillon de l’Amour
Là je vous verrais ombrée par le crépuscule
Vos pas je les ceindrais d’attente frémissante
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j'irais cueillir
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INTERNET
Internet explose sa constance, je méduse l’écran
Doucereuse j’investis les lieux béants
Initiée de l’heure dernière j’explore la galaxie
Lumière feinte, figée dans une blafarde inertie
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internet
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