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Poésie Valerie Catty
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Il était assis là au milieu de la foule
Son chapeau noir gisait comme un enfant blessé.
Il était assis là au milieu de la houle,
Son chapeau noir pleurait implorant la pitié.
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Le vagabond.
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Poésie Valerie Catty
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Je bois le doux ruisseau irisé de tes lèvres,
Dans un songe fruité de douceur et de sève.
Puis je noie mon visage en ta forêt ambrée,
Où chantent les oiseaux parfumés de baisers.
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Songe de brume
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Poésie Valerie Catty
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Mon cœur est un calice éclaboussé d’ivraie
Il essaime ses maux en lambeaux de misère.
Mon cœur est un calice à vider de l’excès
Il égraine des mots en lambeaux de poussière.
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le calice
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Poésie Valerie Catty
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Pousser un hurlement dans un désert de feu
Mouiller les mots d’Amour dans les soleils de cire,
Brouiller les cieux damnés désertés par les dieux.
Ancrer notre silence en maux qui se déchirent.
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Ecrire,
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Poésie Valerie Catty
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Le silence et le cri
Jaillissant de la terre
Si douce et si amère
Aux portes de la nuit.
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Etre,
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Poésie Valerie Catty
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Les lumières qui tremblent ont rompu mon écho,
Les fenêtres aux yeux caves ont tué les couleurs
Et le calice boit la chair et sa douleur
Où les arbres qui songent ont vibré staccato.
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Maux d'amour
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Poésie Valerie Catty
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Au plus profond de toi, je cueillerai l’émoi
Conjugué de nos voix, toutes en notes de soi.
Au plus profond de toi, embrasure du moi,
Des embrasses de soie nous tresseront les doigts.
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Au plus profond de toi
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Poésie Valerie Catty
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La nuit s’étire encore et me ronge les sens.
Je l’Aime à en souffrir et les arbres gémissent,
Je l’aime à en mourir et mes lignes blêmissent
Sous la lune lépreuse je ne vois que le sang.
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Ma nuit
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Poésie Valerie Catty
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Le lac gelé frémit de l’aurore écarlate,
Une branche gémit et m’étreignit de sang,
Puis ma bouche retint le fil de miel épars
Ruisselant sur ta langue enfiévrée de mendiant.
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Désir
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Poésie Valerie Catty
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Mourir dans le silence où seule la nuit s’éplore
Dans le creux de ton ventre à vide de paroles
S’éloigner pas à pas du gouffre de la vie
En tourbillons de sang cuivrée dessus la langue
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Mourir
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Poésie Valerie Catty
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Dans le creux de ta paume une porte se ferme
Une croix se cisèle ocrant ton corps en berne
Le silence t’enchaîne à la bouche affamée
Du soleil vert de gris de désert verrouillé.
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Rien qu'un petit bout de toi
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Poésie Valerie Catty
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La glycine se penche et effleure mon souffle
Son soupir ébréché m’embrase à Fleur de chair
Et mon cœur assoiffé se brise sur les vers
D’une rive affolée qui rouille et puis s’étouffe.
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La glycine
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Poésie Valerie Catty
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J’ai laissé ma souffrance à l’aube de tes lèvres,
Le Petit Prince a dit « dessine-moi la vie »
Alors j’ai dessiné un joli cœur fleuri,
Pour toi mon Petit Prince aux boucles de lumière.
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Les boucles de lumière
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Poésie Valerie Catty
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Dans le ciel d’orchidées les obus éclataient
Comme un feu d’artifice au quatorze juillet.
La forêt gémissait de fanfare infernale,
Les oiseaux avaient fui cet ogre Bacchanale.
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Les lèvres de la guerre
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Poésie Valerie Catty
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Le jour a fermé les paupières ourlées d’embruns.
De fines gouttelettes irisées de soir mauve
Perlent à tes yeux cernés. Les murs blanchis et chauves
T’observent et tu tressailles au noir soleil défunt.
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Le corps du ciel
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